Carte blanche de Didier Rance

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14/12/2019 : Face à la catastrophe

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Rien de nouveau sous le soleil, disait l’Ecclésiaste. Pour qui avait lu les livres de Dupuy ou d’autres, le catastrophisme actuel de la presse sur le climat vient tard, c’est tout. Mais à l’échelle de ce qui est en jeu, avoir eu raison dix ans ou même vingt ans avant les autres est bien dérisoire. Tout comme le « jeunisme » qui s’étale un peu partout dans cette même presse comme un totem pour conjurer l’irréparable : ils sont jeunes, donc ils ont l’avenir, dont il y a un avenir… Quant à la science ou plutôt au scientisme qui nous dit l’inéluctabilité de cette catastrophe, de cette fin de notre monde sinon du monde, un peu de modestie s’il vous plait, il est là aussi difficile d’oublier que celui-ci s’est trompé tant de fois à propos du progrès, mais aussi cela ne constitue pas une preuve qu’il se trompe cette fois-ci.

Mais ce n’est pas sur ces cris de Cassandre, qu’ils soient justifiés ou non – je crains qu’ils le soient et j’espère qu’ils ne le sont pas-, que je voudrais partager avec vous. Il me semble, peut-être à tort, qu’il y a comme un silence ou sinon un inaudible, le nôtre. Le nôtre de chrétiens, le mien comme le vôtre. Nous participons aux mises en garde contre cette course à l’abime à tous les niveaux, du pape François à nos journaux chrétiens et c’est bien. Nous changeons nos modes de vie pour montrer le bon exemple. C’est mieux encore. Mais est-ce suffisant? la Parole de Dieu, tout particulièrement celle du Christ n’a pas attendu ce catastrophisme actuel pour dire l’essentiel sur la fin de notre monde. En sommes-nous vraiment l’écho aujourd’hui ? L’essentiel n’est-il pas Dieu, n’est-ce pas le Christ, vis-à-vis de la caducité de ce monde et son jugement ? N’est-ce pas cet autre monde, plus réel que celui-ci, les fins dernières, Ciel et Enfer, éternité bienheureuse, Dieu tout en tous ? C’est de cela dont nous avons surtout à témoigner dans un monde qui perd sa boussole, en le criant si nécessaire ? L’amour miséricordieux de Dieu manifesté en Jésus-Christ dont rien ne peut nous séparer, pas même ce qu’on nous promet pour cette terre, et que Jésus est vainqueur – même de ce cancer peut-être mortel que l’homme s’inflige à lui-même et à sa planète, quelle que soit son issue.

 

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