Carte blanche de Didier Rance

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Émission du 14 septembre 2019 : Buzz

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Le buzz – un mot à la mode – a toujours existé. Mais  ce terme anglo-saxon n’est pas seulement plus à la mode que le vieux français « rumeur » qui désigne la même réalité, il s’est nourri de la force d’Internet et il est ainsi devenu un élément quotidien de nos écrans. Il n’est pourtant (le mot) né qu’il y a à peine une dizaine d’années au sein du marketing visuel –  par tout ce bourdonnement de suggestions ciblées qui entoure ce que vous souhaitez regarder sur votre écran – ou auditif, tous ces appels quotidiens (malgré votre inscription sur liste de l‘Administration censé les empêcher) pour l’isolation à 1 euros ou une cause humanitaire. Et il a envahi la politique, le sport, l’humanitaire, le spectacle, la culture. Faire du buzz, tout bêtement attirer l’attention, est l’obsession de beaucoup en tous ces domaines.

Son moyen le plus simple est la petite phrase sur twitter ou devant un micro de média. Tout comme le bourdonnement de la guêpe ou de l’abeille (buzz en anglais) signale sa présence proche, attire votre attention et vous met en alerte, le buzz du politicien ou de ‘l’artiste veut attirer votre attention et vous mettre en alerte – non pas d’ailleurs sur son contenu, généralement affligeant de conformisme ou de pauvreté, mais sur celui qui twitte – voyez comme je suis réactif à tout, et même proactif : je crée l’évènement.

En réalité nous ne sommes plus dans le bourdonnement d’un insecte mais nous sommes immergés mais dans le vrombissement d’une ruche qui ne cesse jamais. On peut espérer que trop de buzz tuera un jour le buzz mais en attendant, il convient de prendre des mesures prophylactiques individuelles. Car non seulement l’exposition au buzz rend nos vies superficielles et insignifiantes, mais il sature nos capacités d’attention et nous rend incapable s d’entendre le vrai buzz, je veux dire cette parole qui soudain va attirer notre attention spirituelle, notre capacité d’être touché par un appel. Par exemple cette parole de l’Évangile ou d’un psaume que nous avons entendu, ou chanté tant de fois au point que nous la connaissons par cœur et qui soudain s’adresse personnellement à nous, nous frappe quand nous l’endons pour la nième fois comme si c’était la première, peut-être même va changer notre vie. Voilà pourquoi il faut se protéger du faux buzz, pour rester ouvert au vrai, au souffle discret de l’Esprit Saint

Le podcast de cette émission n'a pas encore été mis en ligne.

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