Carte blanche de Didier Rance

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14 mars 2020 : Catalina

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Catalina : ce nom sera parlant pour les utilisateurs d’ordinateurs Macintosh. C’est celui de la toute dernière version de leur système d’exploitation, sorti à l’automne dernier. Par rapport aux précédents Sierra et Mojave, il offre des améliorations réelles, des reculs des inutilités. Mais ce n’est pas de cela que j’aimerai vous parler. Une des caractéristiques de ces systèmes d’exploitation MacOS est qu’ils vous installent sans vous demander un fond d’écran – ce sera à vous si vous n’êtes pas trop paresseux et que vous désirez remettre  une photo famille, d’une oeuvre d’art ou d’un saint que vous vénérez de le faire. Dans le cas présent, le passage à Catalina a fait apparaitre une île rocheuse, sans trace d’occupation humaine à part une route côtière que l’on peut deviner au loin. Je l’ai trouvé magnifique.

Or un peu de curiosité suffit pour comprendre que les noms propres donnés aux systèmes d’exploitation Mac sont des noms géographiques, montagne, désert…, ceux-là même des photos qui s’imposent sur votre écran. Catalina est donc le nom d’une île. Dans quelle mer ? Quel océan ? Le moteur de recherche   Google ne semble connaitre sous ce nom, au moins dans ses premières pages, que le système d’exploitation. De même celui de Qwant. Mais si on va à images, on tombe sur des dizaines de photos d’une île et il n’y a pas le moindre doute : c’est bien celle de votre écran, à une bonne trentaine de kilomètres de la côte californienne, un peu au sud de Los Angeles, sans doute appréciée des touristes originaires de la Silicon Valley, où se trouve le siège d’Apple. Sauf que…

Sauf que l’île ne s’appelle pas Catalina mais Santa Catalina, Sainte Catherine.  Apple a volontairement fait disparaître la moitié du nom de cette île. Santa, Sainte, Saint – visiblement le mot écorche des lèvres dans la Silicon Valley, ou plus vraisemblablement a fait peur vis-à-vis d’utilisateurs possibles à qui un terme chrétien donnerait de l’urticaire, business is business, même au prix du mensonge. Qu’il en aille de même pour des agences de tourisme pointe dans la même direction. Ou encore ceux qui veulent tout débaptiser : vous imaginez qu’on ne parle plus que du Mont-Michel, entre Normandie et Bretagne, de la ville de Germain en Laye près de Paris ou de celle d’Etienne dans la Loire ? Quelle trahison !

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