Carte blanche de Didier Rance

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9 décembre 2017 : Le temps qu’il fait, le temps que nous faisons

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Des voyages à travers l’Europe m’ont fait récemment contempler à quelques jours d’intervalle en des lieux fort éloignés les uns des autres des crépuscules somptueux, quand les nuages barrent tout le ciel en d’épais rouleaux pourpre, lui donnant l’impression d’être prêt à être lui-même enroulé, comme le décrivent le livre d’Isaïe et celui de l’Apocalypse à propos de la fin des temps.  Je ne veux certes pas gloser sur ce thème surtout que Jésus nous a dit : « C’est à l’heure où vous n’y penserez pas que le Fils de l’homme viendra ». Mais lui-même nous a aussi parlé des nuages et de l’aspect du ciel « Quand vous voyez un nuage monter au couchant, vous dites aussitôt qu’il va pleuvoir, et c’est ce qui arrive « , pour nous donner alors un enseignement sur les signes du temps au double sens de ce mot, le temps de la météo et celui de l’époque dans laquelle on vit :  « Vous savez interpréter l’aspect de la terre et du ciel ; mais ce moment-ci, pourquoi ne savez-vous pas l’interpréter ? », ce moment  inauguré par sa venue, ce moment qu’il est lui-même.

Ce moment nous y sommes toujours. Et ses paroles ont encore plus de sens aujourd’hui qu’il y a deux mille ans car d’une part la météorologie actuelle en sait incommensurablement plus et a pris une grande importance dans les vies de nos contemporains – les sites de prévisions se comptent par centaine, et nombre de voyagistes proposent même une assurance mauvais temps pour les vacances. Mais d’autre part, qui oserait prétendre que nous avons avancé dans la compréhension du sens du temps que nous vivons ? Il y a deux mois c’était le 60ème anniversaire du premier Sputnik, de l’ère spatiale de l’histoire de l’humanité, bel exemple de ce savoir (et maitrise) du ciel et de la terre physiques qu’évoquait Jésus. Mais Malraux disait déjà là-dessus, et nous pouvons y voir un écho de l’Evangile : « A quoi bon aller sur la lune si c’est pour s’y suicider ?». L’homme ne vit pas que de pain, y compris celui du savoir et de la technique, aussi puissant soit-il, mais de raisons de vivre qui tiennent la route, et qui peut mieux en donner que la Parole de Dieu, son Fils incarné. Oui, la question de Jésus demeure actuelle.

 

Didier Rance

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