Carte blanche de Didier Rance

Podcasts

4 juillet 2020 : Marie Teresa Carloni

20160826_135514

Je me suis demandé plus d’une fois si j’écrivais un roman ou une histoire vraie en préparant Maria Teresa Carloni, mystique et apôtre de chrétiens persécutés, sorti en librairie ce mois de juin 2020. De deux côtés, d’abord celui des  phénomènes mystiques : cette italienne d’Urbania, une petite ville d’Italie proche de Rimini, revivait dans sa chair toutes les semaines la Passion du Christ (souffrances, stigmates) et dans son âme (l’abandon de Gethsémani et sur la croix), elle parlait avec Jésus, et aussi en des langues qu’elle ignorait, dont une africaine, elle se déplaçait par bilocation dans des pays lointains ; et du côté des Églises persécutées à son époque (elle est morte en 1983), celles des pays de l’Est, de Chine, du Vietnam ou du Soudan. Maria Teresa a servi d’intermédiaire, par bilocation ou en se rendant courageusement sur place, entre les chefs de toutes les Églises de l’Est et les papes de Pie XII à Jean-Paul II, à l’exception de l’éphémère Jean Paul Ier, allant aussi réconforter des chrétiens enfermés dans les Goulags et les prisons.

Mais si était un roman, mon imagination aurait aussi été celle de tous ces papes, qui ont dit publiquement leur confiance et leur admiration envers Maria Teresa Carloni et l’ont montré par des gestes forts ; tout comme tous les chefs des église alors persécutées de Pologne, Tchécoslovaquie, Hongrie, Ukraine, Bulgarie, Yougoslavie, Pays baltes, Soudan – plusieurs ont témoigné avoir reçu sa visite supranaturelle ou physique. De plus, vous pouvez vérifier sans difficulté la phrase qui termine le livre : « L’Église catholique a ouvert sa cause de béatification ». Oui, la vie de Maria Teresa Carloni, aussi extraordinaire soit-elle, ce n’est pas du roman, mais une vie qui a joué son rôle dans la résistance spirituelle victorieuse du totalitarisme persécuteur. Le tout dans une humilité et une discrétion telles que de son vivant, elle était surtout pour ses concitoyens d’Urbania celle qui avait fondé un groupe des donneurs de sang et qui s’étonnaient seulement de voir ce défilé de cardinaux et évêques étrangers chez elle …, une vie qui témoigne que Dieu choisit des humbles et des cachés pour manifester sa grandeur et sa puissance.

Commentaires

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *