05.12.22 Camille Meyer Catégorie(s) : Actualité

Mort de l’écrivain et journaliste Dominique Lapierre

Saint Jean Paul II disait du roman "La Cité de la joie" qu'il était "une leçon de foi et d'espoir pour le monde." 

« La Cité de la Joie », « Paris brûle-t-il ? », « Il était une fois l’URSS », Dominique Lapierre n’était pas qu’un auteur de best-seller, il était aussi un grand journaliste. Il est mort ce lundi 5 décembre à l’âge de 91 ans.

En 1956, grâce à l’intervention de Vincent Auriol, président de la République, il part avec Jean-Pierre Pedrazzini, à bord d’une Simca Marly parcourir l’Europe de l’Est. C’est la première fois qu’une voiture occidentale traverse l’URSS post-stalinienne. Les photographies et les récits de leur périple donneront un film En liberté sur les routes d’URSS puis un livre « il était une fois l’URSS ». En 1964, après 3 ans d’enquête et près de 3000 interviews, Dominique Lapierre va retracer, avec Larry Collins, la libération de Paris en 1944 dans « Paris brûle-t-il ? » et raconter notamment l’histoire du général Dietrich von Choltitz, dernier commandant militaire dans le Paris occupé.

En 1985, il écrit « La Cité de la joie », seul. L’histoire « d’un prêtre catholique français, d’un jeune médecin américain, d’une infirmière et d’un tireur de pousse-pousse indien qui se rencontrent sous les cataractes de la mousson. » Tiré à plus de 40 millions d’exemplaires, Saint Jean Paul II disait de ce roman qu’il était « une leçon de foi et d’espoir pour le monde. » 

« Nous sommes sous le choc depuis la nouvelle du décès de Dominique Lapierre », a déclaré par téléphone à l’AFP le directeur de la Southern Health Improvement Society, « c’est un crève-coeur ».

Selon lui, l’écrivain s’était rendu plus « de 35 fois dans les îles des Sunderbans, dans l’État indien du Bengale occidental (est), et a travaillé en silence et avec une grande humilité pour des millions de personnes de la région depuis 1986 ».

« Nous pourrions dire qu’il accomplissait humblement l’oeuvre de Dieu », a-t-il poursuivi, « Lapierre a fait don de la majeure partie de ses droits d’auteur de « La Cité de la joie » pour soutenir le travail humanitaire dans les Sunderbans ».

En 2005, Dominique Lapierre se félicitait du fait que, grâce à ses droits d’auteur, des dons de lecteurs et les gains de conférences prononcées dans le monde entier, son action humanitaire « avait permis de guérir en 24 ans un million de tuberculeux, soigner 9.000 enfants lépreux, construire 540 puits d’eau potable et armer quatre bateaux hôpitaux sur le delta du Gange en Inde ». 

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