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Cinq choses que vous ne saviez pas sur le prince Philip

A l’aube de ses 100 ans, le prince Philip s’en est allé. Retour sur une vie de prince, de sportif aguerri, d’époux, de père et de militaire, bien remplie. Avec son biographe français, Philippe Delorme, historien et journaliste, auteur d’une biographie consacrée au prince Philip : « Philippe d’Édimbourg – Une vie au service de Sa Majesté » (Tallandier).

La reine Elizabeth II (à gauche) regarde le cercueil de son mari le duc d'Édimbourg, lors de son service funèbre à la chapelle St George, au château de Windsor, dans le Berkshire, le 17 avril 2021, pour les funérailles du duc d'Édimbourg. Photo par Jonathan Brady / PA Wire / ABACAPRESS.COM Prince Philip Duc Philip d'Edimbourg Duc d'Édimbourg Duc d'Edimbourg Philip d'Edimbourg Philip of Edinburgh Duc Philip Duke Philip of Edinburgh Phillippe d'Edinbourg Philippe d'Edinbourg Prince Philippe Prince Phillippe Prince Phillipe Phillipe d'Edinbourg Obseques Enterrement Funerailles Funérailles | 762631_016 Windsor Royaume Uni Royaume-Uni
La reine Elizabeth II (à gauche) regarde le cercueil de son mari le duc d’Édimbourg, lors de son service funèbre à la chapelle St George, au château de Windsor, dans le Berkshire, le 17 avril 2021, pour les funérailles du duc d’Édimbourg. Photo par Jonathan Brady / PA Wire / ABACAPRESS.COM Prince Philip Duc Philip d’Edimbourg Duc d’Édimbourg Duc d’Edimbourg Philip d’Edimbourg Philip of Edinburgh Duc Philip Duke Philip of Edinburgh Phillippe d’Edinbourg Philippe d’Edinbourg Prince Philippe Prince Phillippe Prince Phillipe Phillipe d’Edinbourg Obseques Enterrement Funerailles Funérailles | 762631_016 Windsor Royaume Uni Royaume-Uni

C’est en petit comité que la reine Elizabeth II et le reste de la famille royale ont fait leurs adieux, samedi 17 avril, au prince Philip décédé une semaine plus tôt à l’âge de 99 ans. Les Britanniques n’ont cependant pas manqué l’événement, rediffusé à la télévision pour l’occasion. 13 millions d’entre eux se sont massés devant leur écran. Un chiffre important, mais loin cependant du record observé en 1997 au moment des obsèques de la princesse Diana qui avaient rassemblé 31 millions de téléspectateurs. En un siècle d’existence (il allait avoir 100 ans le 10 juin 2021), Philip Mountbatten n’est pas seulement resté l’époux de la reine. Sa vie est aussi une succession d’événements marquants, dans l’ombre, ou non d’Elisabeth II. 

Il appartenait au “gotha” européen de la Belle époque

Arrière-arrière-petit-fils de la reine Victoria, Philip Mountbatten, né prince de Grèce et du Danemark, était en cela, cousin issu de germains avec la reine Elizabeth II. “Mais il était finalement plus royal que la reine”, indique Philippe Delorme, historien et journaliste, auteur d’une biographie consacrée au prince Philip : « Philippe d’Édimbourg – Une vie au service de Sa Majesté » (Tallandier). “Il était petit-fils du roi George Ier de Grèce, allié à toutes les grandes familles d’Allemagne et petit-neveu de l’impératrice Alexandra Feodorovna”. “Il représentait donc un choix de partie tout à fait normal pour une future reine”, constate-t-il. 

Il a vécu les premières années de sa vie en France 

L’attachement du Prince Philip à la France ne vient pas du hasard. Il a passé les premières années de sa vie dans l’Hexagone, en particulier à Saint-Cloud où toute la famille s’exile lorsqu’il n’a que deux ans. Il y est accueilli par Marie Bonaparte (princesse Bonaparte et psychanalyste) et Georges de Grèce. “Grâce aux dix premières années de sa vie passées en France, Philip garde une maîtrise quasi parfaite du français.  D’ailleurs, le premier voyage officiel après son mariage avec la reine, a lieu à Paris. Le couple royal revient ensuite très souvent en France, pour les cérémonies du Débarquement par exemple ou à titre privé dans des haras de cheveux normands, Philip étant un très grand conducteur d’attelage”, décrit Philippe Delorme. 

Son enfance n’a pas toujours été rose

Philip de Grèce a grandi certes parmi l’une des familles européennes les plus nobles de son époque. Mais cet héritage ne l’a pas empêché d’avoir une enfance morose. Balloté entre deux parents divorcés, il doit composer avec un père dandy qui s’installe dans un petit appartement à Monte-Carlo et une mère schizophrène régulièrement hospitalisée. Il est élevé tantôt par sa grand-mère maternelle, Victoria de Hesse-Darmstadt, tantôt par son oncle et tuteur, George Mountbatten. Cette éducation particulière ne l’empêchera pas de prétendre à un parcours scolaire d’excellence. A l’âge de 13 ans, il entre à la prestigieuse “Schule Schloss Salem”, fondée par le pédagogue Kurt Hahn et le prince Max de Bade en 1920. Cette célèbre école qui accueille des membres des familles royales européennes, mise sur une formation stricte, basée sur le développement de la personnalité, du sens du devoir, de l’autonomie, du sport… Des valeurs qui auront été chères au prince tout au long de sa vie. 

Il n’a pas fait l’unanimité lorsqu’il est entré dans la famille royale d’Angleterre

La première rencontre des futurs époux intervient en 1934, lors du mariage de la princesse Marine de Grèce et du Danemark, et de George, duc de Kent, oncle d’Elizabeth. D’autres rencontres auront lieu à plusieurs reprises avant la Seconde Guerre mondiale, qui met un terme pour plusieurs années, à leurs échanges. C’est finalement au lendemain du conflit, en 1946, que Philip demande la main d’Elisabeth auprès de son père Georges VI. A l’époque, la réputation familiale des Mountbatten n’est pas au beau fixe. Ses sœurs aînées ont chacune épousé des princes allemands. Une nouvelle qui fait tâche d’huile au lendemain de la guerre : “Philip Mountbatten est alors regardé avec suspicion”. “Il a fallu qu’il fasse un effort de conversion”, pour être adopté tant par la famille royale que par la monarchie. Il se convertit de la religion orthodoxe grecque à l’anglicanisme et devient sujet naturalisé britannique en adoptant le nom de famille Mountbatten de ses grands-parents maternels britanniques en 1947. 

Il est l’un des derniers combattants de la Seconde Guerre mondiale

Avec sa disparition le 9 avril dernier, c’est aussi l’un des derniers combattants de la Seconde Guerre mondiale qui s’est éteint. “En 1938, il entre comme cadet à l’école navale de Dartmouth pour devenir officier de marine dans la Royal Navy. Il va ensuite combattre en Méditerranée et apporte un rôle déterminant dans la bataille du Cap Matapan. Par la suite, il navigue dans des convois en mer du Nord. En 1945, il est présent en baie de Tokyo à la reddition du Japon, sur le navire amiral britannique. Ces diverses participations lui valent un certain nombre de médailles qui lui permettent par la suite de gagner au prix du sang sa nationalité britannique”, ajoute Philippe Delorme.

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