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Le pape s’inquiète d’une victoire du RN à la présidentielle. Marine Le Pen lui répond

A l’occasion d’une rencontre au Vatican avec de jeunes Français engagés, le pape a fait savoir qu’il était inquiet de voir Marine Le Pen, élue du Rassemblement National, remporter les élections présidentielles en France en 2022.

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Le pape s’exprime rarement au sujet de la politique. Mais lorsqu’il le fait, il ne mâche pas ses mots. C’est dans le cadre d’une rencontre lundi 15 mars au Vatican, avec quatre Français engagés dans des combats écologiques et sociétaux, que François a abordé l’actualité politique de l’Hexagone. Face à Cyril Dion, de la Convention citoyenne pour le climat, Eva Sadoun, entrepreneure et Samuel Grzybowski, fondateur du mouvement Coexister, le Souverain pontife a fait part de son inquiétude quant à la popularité du Rassemblement National et de sa possible victoire à l’élection présidentielle de 2022 d’après l’Obs.

« Un ami m’a dit : En France, si on continue comme ça, on aura Marine Le Pen présidente. Je ne veux pas être désagréable ou dire à votre pays ce qu’il doit faire. Mais c’est inquiétant. […] Je suis inquiet de la montée des populismes. Mais l’antidote c’est un mouvement populaire. Et écouter ce mouvement. Il faut opposer au populisme le “popularisme”.  Un bon gouvernement doit faire confiance aux citoyens, il doit les écouter.»

Une relation déjà tendue entre le pape et le RN

Cette déclaration visant directement la présidente du RN, Marine Le Pen, n’a pas été du goût de la principale intéressée. Celle-ci s’est fendue d’une réponse directe au pape sur Twitter : «  »Rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu »… Je suis convaincue que de nombreux croyants seraient ravis que le Pape s’occupe de ce qui se passe dans les églises plutôt que dans les urnes. Que chacun fasse ce pour quoi il est destiné. MLP« .

 

Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que les relations se tendent entre le successeur de Benoît XVI et les élus du RN. Déjà en 2019, quand le Saint-Père livrait son inquiétude face à la montée du populisme, Marine Le Pen n’avait pas caché son agacement et avait sommé son homologue religieux de retourner à ses occupations spirituelles. « Il n’est plus sur la charité mais dans la volonté d’imposer aux Nations ce qu’elles doivent faire. Ce n’est pas son rôle, il outrepasse son rôle », avait-elle affirmé. Des propos tenues sur notre antenne à l’occasion de l’émission « Face aux chrétiens« .

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