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 Le conflit Trump-Biden masque les deux crises du pays : le covid et un endettement exponentiel. Faire face est un défi pour eux, mais aussi pour nous

Convaincus qu’on leur a «volé l’élection», les jusqu’au-boutistes du camp Trump ont fait trembler l’Amérique ces derniers jours.

Aux États-Unis, comme ailleurs, une partie de la population adhère à des récits alternatifs, reléguant la réalité des faits au rang de simple opinion. Comment le complotisme a-t-il pris une telle ampleur ? Sur quels ressorts joue-t-il ?

Que restera-t-il de ce président impétueux qui n’a jamais reconnu sa défaite ? Trump restera à jamais le 45ème président de l’histoire des États-Unis.. Il pourra jouir d’une excellente retraite et d’une protection spéciale des services secrets.

Le président Donald Trump a prouvé qu’il comptait bien prendre des décisions jusqu’au bout. Et même si elles impactent directement son successeur. Le milliardaire a ainsi annoncé la prochaine réouverture des frontières américaines aux ressortissants européens de l’espace Schengen, aux Britanniques, Irlandais ainsi qu’aux Brésiliens à compter du 26 janvier avant d’être immédiatement contredit par la porte-parole du futur président.

« Ce n’est pas le moment de lever les restrictions sur les déplacements internationaux« , a déclaré Jen Psaki, qui doit officiellement prendre ses fonctions de porte-parole du nouveau président Joe Biden.

« Sur les conseils de notre équipe médicale, le (futur) gouvernement n’entend pas lever ces restrictions le 26 janvier« , a écrit Jen Psaki. « D’ailleurs nous prévoyons de renforcer les mesures de santé publique appliquées aux voyages internationaux pour lutter encore davantage contre la diffusion du Covid-19. »

C’est avec la certitude que sa réélection lui a été volée et que les Américains ont majoritairement voté pour lui que Donald Trump quitte le Bureau ovale. Mais il termine sa présidence sur un ultime sondage défavorable, avec 34% de bonnes opinions sur son action, selon une enquête de l’institut Gallup, le plus mauvais chiffre d’un mandat qui a profondément divisé les Américains.

Pour l’investiture de Joe Biden n’étaient présentes sur place, selon le Washington Post, qu’environ 2 000 personnes, dont les familles du président élu et de la vice-présidente, la direction du Congrès, le président de l’Association nationale des gouverneurs, un diplomate de haut niveau ou deux et des membres du Congrès, autres dignitaires. Tous portent des masques et respectent une distance. Quant aux réjouissances habituelles, dîners, parades et bals, elles ont aussi dû être annulées à cause du contexte sanitaire. Le soir, le comédien Tom Hanks présenta tout de même une émission spéciale, diffusée sur toutes les grandes chaînes américaines.

« Cette année, nous demandons aux Américains de renoncer à de nombreuses traditions qui ont longtemps fait de cette fête un événement si spécial », a déclaré Joe Biden dans une allocution depuis sa ville de Wilmington, dans le Delaware.                 Les États-Unis, qui sont le pays le plus touché par la pandémie en chiffres absolus, enregistrent au total plus de 12,7 millions de cas, et 400 080 morts.

Sur le plan financier, Trump  ayant  octroyé à l’économie six mille milliards de dollars et la dette américaine atteignait fin 2020 135% du PIB. Joe Biden annonçant  une nouvelle aide, les Etats-Unis verraient leur dette atteindre les 150% du PIB.                   Avec la crise mondiale du covid nous risquons en 2021, comme aux Etats Unis, de voir survenir une crise financière, car le recours à l’endettement est presque universel.

Nous avons connu deux guerres mondiales dont les conséquences ont fait l’objet de plans de reconstruction : soyons prêts à préparer des remèdes adaptés à ce nouveau fléau. L’histoire a montré que nous en étions capables, mais il faut savoir mobiliser nos peuples et c’est le défi des années à venir.