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 « Le pardon est libératoire » – Aliette de Panafieu

Aujourd’hui dans En Quête de Sens Marie-Ange de Montesquieu reçoit Mgr Lalanne, évêque de Pontoise et auteur de « Vivre et espérer ». A ses côtés, Aliette de Panafieu, psychothérapeute et auteur de « Témoin de violences ordinaires ». Comment éprouver le pardon dans la réalité ? Découvrez leurs pistes de réflexion.

Mgr Stanislas Lalanne rappelle tout d’abord que le pardon n’est pas synonyme d’oubli. Ne pas oublier favorise l’évolution, par un travail sur soi, plutôt que passer l’éponge. Ainsi l’amnistie est un moyen de « poursuivre la route », en prenant en compte que chacun ait « son rythme de croisière », souligne Aliette de Panafieu.

Les deux invités évoquent des témoignages qu’ils ont reçus, qui les ont mené à comprendre que le pardon était un moyen de reconnaissance. La psychothérapeute établit une distinction entre trois types d’attitudes. La culpabilisation permanente, comme façon d’organiser la relation. A l’inverse, la prédation de celui qui n’avoue jamais ses torts. Et enfin la juste culpabilité, qui passe par assumer ses erreurs, ses choix et la demande des excuses.

Tout au long de l’émission Mgr Lalanne et Aliette de Panafieu abordent avec précaution le pardon. Leurs propos nous rappellent la nécessité du pardon afin d’évoluer avec les autres, aussi bien qu’avec soi-même. Demander pardon est onéreux et nécessite une part d’altruisme, cet acte vient parfaire la quête de plénitude.