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« En Quête de Sens » : « Au cours d’un divorce, il y a aussi le travail du pardon qui doit s’effectuer »

Comment se remet-on d’un divorce ? Alors qu’en France, aujourd’hui, un mariage sur trois ne va pas jusqu’au bout, c’est la question que pose Marie-Ange de Montesquieu à ses invités, tous trois divorcés.

Edith Bastid, anime un parcours de six journées avec des personnes divorcées qui s’intitule : « Choisir la vie », et travaille avec le Centre Manrèse. Florence Lautrédou est coach, psychanalyste, thérapeute de couple et écrivain. Alexandre de Villers est gérant de société et de foi chrétienne. Tous trois sont divorcés. Tous trois donnent des clés pour vivre au mieux cette rupture du mariage qui est souvent perçue comme un échec.

« Au bout de 10, 15, 20 ans, finir par se séparer, c’est se dire je m’étais engagé et j’ai échoué vis-à-vis de moi, de mon mariage et de Dieu », souligne Edith. Chaque année, elle reçoit 5 à 6 personnes qui restent traumatisées parce qu’elles sont rompu leur contrat de mariage. Alexandre, lui, ne le cache pas : « c’est une blessure qui ne disparaît jamais , c’est un échec », dit-il, « mais ma foi a fait en sorte que la vie l’emporte, même si je ne peux pas tirer un trait ». Pour Florence, « le traumatisme le plus difficile reste la culpabilité ». « J’invite chacun et chacune à rentrer dans la profondeur pour comprendre ce qu’il a fait ou pas, ce qui s’est passé… un travail d’élucidation est nécessaire ». Mais c’est un fait : parfois les personnes évoluent dans des goûts, des choix, des chemins différents qui les écartent finalement l’un de l’autre, cela ne se prévoit pas. « On ne se sonnait pas soi-même au moment où l’on s’engage », souligne Edith.

 « Quand est-ce que vous allez décider de vivre ? » – Edith

Au moment du divorce, il y a les choses à ne pas faire. Elles sont très claires pour Florence. Ne pas prendre ses enfants à partie. Ne pas se centrer sur la revanche avec une obsession matérielle. Ne pas végéter non plus et se prendre en main. « Des gens se bloquent une vie entière là-dedans, avec des divorces qui traînent durant des années », dit-elle. Pour prendre les bonnes décisions, avoir la bonne attitude à l’égard des enfants selon leur âge, il est impératif de se faire aider.

« Il vaut mieux aller voir un thérapeute que des amis » – Florence

Aider à choisir la vie : c’est justement ce que cherche à faire Edith à travers des parcours d’accompagnement de divorcés. Il est impératif de « sortir de l’archétype de la victime », explique Florence.