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La liberté religieuse n’est pas respectée dans 1 pays sur 3, d’après l’AED

Djihadisme, pandémie, nationalisme ethno-religieux (…) : de nouvelles menaces pèsent sur la liberté religieuse dans le monde, d’après un nouveau rapport de l’Aide à l’Eglise en détresse.

aed67% de la population mondiale vit dans des pays où ont lieu de graves violations de la liberté religieuse (ce qui représente 5,4 milliards de personnes). C’est ce qui ressort du nouveau rapport sur la liberté religieuse publié par l’AED (Aide à l’Eglise en Détresse). Pour obtenir ces chiffres, l’AED est accompagnée de “tout un réseau de relais locaux qui soutiennent l’Église et obtiennent des informations sur la situation du pays dans lequel ils se trouvent. L’ensemble de ces informations nous permet de réaliser cette étude complète tous les deux ans”, explique Benoît de Blanpré, directeur de l’AED en France. 

Cette étude révèle une fois encore, une dégradation de la situation par rapport au précédent rapport. “Il y a deux ans, nous constations que la liberté religieuse n’était pas respectée dans 1 pays sur 5. Aujourd’hui, c’est 1 pays sur 3 qui est concerné”, déplore-t-il. 

La crise sanitaire n’a rien arrangé

Plusieurs “nouvelles” menaces inquiètent les rapporteurs de l’étude. Parmi elles, le nationalisme ethno-religieux qui apparaît pour la première fois parmi les termes employés : “Ce sont des pays où des gouvernement affirment une suprématie ethnique ou religieuse. C’est le cas en Inde par exemple où règne la théorie de “l’Inde aux seuls Hindous”, et qui exclut certaines minorités religieuses comme les musulmans ou les chrétiens. La crise sanitaire est aussi passée par là et peut avoir contribué à cette dégradation. “Pendant que les Etats étaient occupés à endiguer la pandémie, des groupes terroristes en Afrique en ont profité pour s’infiltrer dans des régions et agrandir leurs acquis territoriaux”. 

Une flambée de violences en Afrique

L’Afrique reste d’ailleurs l’une des zones rouges en matière de non-respect des libertés religieuses dans le monde. Sur 196 pays référencés, 23 pays africains connaissent des violations en la matière et 12 sont dans une situation extrême. La faute principalement à l’infiltration de groupes djihadistes au Sahel : “Ils viennent des plaines d’Irak et de Syrie en appui des groupes terroristes locaux”. Le contexte politique en Afrique où la corruption est monnaie courante apporte un terreau favorable au développement des terroristes, qui “promettent argent, moto et armes à des jeunes désœuvrés, sans avenir”.

Malgré des chiffres alarmants, l’Espérance reste de mise, une espérance au sens spirituel du terme. Il existe en effet quelques lueurs d’espoir : “Malgré ces difficultés, le dialogue interreligieux progresse, grâce notamment au pape François. Il nous redit combien cette liberté est un droit fondamental de l’être humain et qu’il ne peut pas y avoir de paix si ce dialogue n’est pas respecté”.

 

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