le direct Musique sacrée

« Vivement Demain » – Travail : « on a besoin de nourrir sa vie intérieure avec des relations physiques »

La solidarité à l’épreuve du coronavirus… Louis Daufresne fait le point avec Christian Wintenberger des Apprentis d’Auteuil. Il revient également sur la vie intérieure au travail avec Matthieu Jourdan. 

Quelle solidarité après la Covid ?

Christian Wintenberger, le Directeur Marketing & Étude d’Apprentis d’Auteuil, l’explique : durant le confinement, la baisse des dons a été conséquente pour les Apprentis d’Auteuil. « Les Français ont sans doute soutenu des causes qui leur semblaient plus prioritaires comme la recherche médicale, ce qui est tout à fait louable ». Les Français ont tout de même effectué des gestes de solidarité de différentes façons durant cette période : prendre plus souvent des nouvelles de leurs proches et remercier les personnes qui ont continué de travailler de manière indispensable. Ils ont également cousu des masques et fait des dons aux associations répondant à la pandémie. « On espère que l’envie de solidarité des Français va pouvoir perdurer ». Un constat : plus on est aisé, plus on a envie de donner. Autre constat : on donne moins, mais on donne plus quand on en a les moyens. « L’Etat a augmenté le plafond fiscal en passant à 1000 euros, c’est une nouvelle disposition fiscale qui permet d’être plus généreux encore envers les associations caricatives », explique Christian Wintenberg.

Comment mobiliser sa vie intérieure au travail ?

414HS9lm2cL._SR600,315_PIWhiteStrip,BottomLeft,0,35_SCLZZZZZZZ_

Matthieu Jourdan, coauteur avec Xavier de Bengy de « Reconnexion – Mobiliser sa vie intérieure au travail » (Nouvelle Cité), nous explique que « paradoxalement, au travail on est dans l’intensité de l’activité, mais on a aussi besoin de réfléchir à ce que l’on fait ». « C’est dans le silence que l’on entend pas mal de choses… Que l’on entend ce qui nous mobilise », dit-il. « Au travail, on ne choisit pas les gens avec lesquels nous travaillons, ils nous sont imposés », explique-t-il, « cela nous interpelle dans ce que l’on est, ce que l’on n’est pas », ce que cela révèle de nous. « Cela est un moyen de progresser ». Et Matthieu Jourdan partage avec nous ses rituels quotidiens, notamment la méditation et la prière, avant d’entrer en entretien. « Il faut toujours prendre un temps de silence pour calmer les émotions, pour être ajusté à ce que l’on doit vivre avec les autres ». Silence et écoute de son coprs sont deux clés !