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Le pape François inaugure sa toute première audience générale en public depuis février

Le pape François n’a pas tout à fait renoué avec les bains de foule mais a au moins pu échanger avec ses fidèles, autrement qu’au travers d’un écran. Lors de cette première audience générale en public ce mercredi 2 septembre, le souverain Pontife a par ailleurs rappelé sa solidarité envers le Liban.

Pope Francis during the first general audience after the lockdown caused by the Covid-19, in the courtyard of S. Damaso at the Vatican, Italy on September 2, 2020. Photo by Evandro Inetti/ZUMA Wire/ABACAPRESS.COM
Pope Francis during the first general audience after the lockdown caused by the Covid-19, in the courtyard of S. Damaso at the Vatican, Italy on September 2, 2020. Photo by Evandro Inetti/ZUMA Wire/ABACAPRESS.COM

 

Le temps des arrivées triomphales en papa-mobile pour les audiences du mercredi est révolu. Avec la crise de la Covid-19, le pape, si friand du contact rapproché avec la foule, doit s’en tenir au strict minimum. Depuis le 26 février, date de la dernière audience générale sur la place Saint-Pierre en présence de plusieurs milliers de personnes, le pape était contraint d’échanges face caméra. Depuis aujourd’hui seulement, il est possible à nouveau d’observer Bergoglio en chair et en os. Seule une poignée de privilégiés – 500 au total – ont pu rencontrer le pape, non pas sur la place Saint-Pierre de Rome comme à son habitude, mais dans la cour saint-Damase habituellement réservée à l’accueil des diplomates étrangers, des chefs d’État et de gouvernement, mesures sanitaires obligent. Face à ses fidèles masqués, le souverain Pontife s’est réjoui de reprendre ses « rencontres en face à face et non écran à écran« .

Une journée de prière et de jeûne pour le Liban

« L’épidémie actuelle a mis en évidence notre interdépendance, nous sommes tous liés« , a-t-il souligné avant de préciser que la sortie de crise devrait s’opérer dans la solidarité. C’est aussi de solidarité dont il a été question lorsqu’a été abordé le sujet du Liban. Deux mois quasi jour pour jour après la double explosion qui a meurtri Beyrouth, la capitale du pays du Cèdre, le pape a une fois encore démontré tout son soutien envers le peuple libanais : « Le Liban, face à un extrême danger, ne peut pas être abandonné à sa solitude« . « Le Liban représente plus qu’un Etat, le Liban est un message de liberté et un exemple de pluralisme, tant pour l’Orient que pour l’Occident » et « pour le bien du pays mais aussi du monde, nous ne pouvons pas permettre que ce patrimoine soit perdu« , a ajouté François. Des propos qui entrent en résonance avec ceux de Jean-Yves Le Drian, ministre des Affaires étrangères qui tirait lui aussi il y a quelques jours la sonnette d’alarme dans une interview, déclarant que, sans réformes de fond, le pays risquait tout simplement de disparaître.

Après avoir évoqué la situation dramatique, tant politique qu’humanitaire, dans laquelle est plongé le pays, le Saint-Père a invité tous les chrétiens à participer ce vendredi 4 septembre à une journée de prière et de jeûne pour le Liban. Le bras droit du pape, le cardinal Pietro Parolin devrait à cette occasion faire le déplacement au Liban en représentation du pape sur place.

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