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Russie : une  volonté géopolitique face à une grande faiblesse économique

Un président Poutine président depuis 20 ans et familier du pape ?

Revoyons l’histoire : en 1945 l’U.R.S.S se présentait comme la deuxième puissance mondiale après avoir écrasé l’Allemagne. Qu’en est-il aujourd’hui ?       Cela semble à peine croyable, mais les chiffres sont incontournables : la Russie en 2020 se présente au douzième rang des PIB mondiaux, derrière la Corée du Sud. Plus étonnant encore, son PIB ne représente que 50% de celui de l’Allemagne, le vaincu d’hier, (1 610  mds $ contre 3 964  mds $), pour une population double (150 millions d’habitants face à 75 millions) et minoritaire économique en Europe.

La Russie est devenue un nain face à son grand concurrent américain dont le PIB est 13 fois supérieur. Ce n’est pas le cas sur le plan géographique.

1- Une géographie d’importance géopolitique.

La Russie n’est pourtant pas une puissance secondaire par son territoire et ses ressources naturelles. Étendue sur plus de 9 000 km d’ouest en est, depuis la mer Baltique jusqu’à l’océan Pacifique (soit onze fuseaux horaires), la Fédération de Russie est  le plus vaste État du monde (30 fois la superficie de la France).

Elle est formée de plaines et de plateaux, avec des montagnes dans le sud (Caucase, confins de la Mongolie avec la Chine), et dans l’est du pays, en bordure du Pacifique. 
L’Oural constitue une barrière entre la Russie d’Europe et la Russie d’Asie (la Sibérie). L’éloignement de l’océan et le relief du pays expliquent la continentalité, marquée par des hivers très rigoureux.

Du nord au sud se succèdent la toundra, la taïga, les feuillus et les steppes.

2- Une économie faible.

Les ressources naturelles sont à la mesure de l’étendue du pays.  La Russie se situe parmi les premiers producteurs mondiaux de pétrole, de gaz naturel, de minerai de fer. Mais la situation est moins brillante dans  les branches élaborées (électronique, chimie, plastique, automobiles). Dans l’agriculture, le volume de la production (blé et pomme de terre), et le volume du cheptel (bovins et porcins) ne peuvent masquer la faiblesse des rendements. Ces secteurs sont affectés de surcroît, par des canicules accompagnées d’incendies dévastateurs.

3- La politique.

Elle est menée d’une main de fer par Wladimir Poutine depuis 20 ans et sa succession reste encore incertaine, car il veut modifier la Constitution. Au niveau interne l’immigration est récusée et, en politique étrangère, les ambitions russes sont permanentes : annexion de la Crimée, intervention en Syrie avec implantation à Tartous, ville côtière de l’ouest du pays, comme dans son autre base située plus au Nord. L’armée russe est bien installée et l’affiche volontiers devant les journalistes, dont ceux de l’AFP, invités à visiter ses installations.

4- Les problèmes géopolitiques latents.

Nous en retiendrons deux qui apparaissent majeurs :

– La faiblesse économique vis à vis des Etats Unis avec son PIB près de 15 fois inférieur.  – La frontière avec une Chine qui manifeste ses ambitions territoriales maritimes et pourrait regarder demain du côté de la Mongolie.

Par contre Moscou se veut pro-européen et c’est un avenir que la France et l’Europe devraient  encourager et préparer.

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