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L’Iran. Une poudrière du Moyen 0rient, avec le risque d’actions kamikazes. Travaillons à l’éteindre.

Le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, a promis de « venger » l’assassinat du général Soleimani, véritable héros national, d’ores et déjà auréolé du prestigieux titre de « martyr ».

« Il n’y a aucun doute sur le fait que la grande nation d’Iran et les autres nations libres de la région prendront leur revanche sur l’Amérique criminelle pour cet horrible meurtre », a assuré le président Hassan Rohani. La plus haute instance sécuritaire de l’Iran, le Conseil suprême de la sécurité nationale, a promis de venger Soleimani « au bon endroit et au bon moment ». Téhéran a répliqué en envoyant une dizaine de missiles sur les camps américains en Irak… Mais que représente l’Iran aujourd’hui ? C’est un pays de 82 millions d’habitants, ruiné par les sanctions américaines sur ses exportations de pétrole et une gestion calamiteuse : son PIB n’est que de 500 milliards de dollars. La combinaison du chômage et de l’inflation fait s’envoler « l’indice de misère », mesure informelle de l’état d’une économie générée en additionnant le taux d’inflation et le taux de chômage, qui a atteint 39 %, alors qu’un an auparavant, il était de 19 %. Les économistes indépendants font des estimations encore plus élevées du chômage et de l’inflation. Les statistiques officielles considèrent une heure de travail hebdomadaire comme un emploi. Le revenu mensuel de millions d’Iraniens se limite à environ 100 dollars, soit trois dollars par jour et par personne, ce qui est même inférieur aux estimations du seuil de pauvreté du pays. Quant au rial, en 2018, la valeur de la monnaie iranienne a diminué des deux tiers.

L’envoi de missiles sur les cantonnements américains d’Irak ressemble à une action kamikaze : que pèsent en effet les capacités offensives iraniennes face à celles du Pentagone ? On peut répondre : rien. Par contre l’assassinat de Soleimani a unifié les Iraniens contre les Etats Unis et cet anti-américanisme s’est étendu à l’Irak, car les députés demandent le départ des troupes américaines qui commencent d’ailleurs à se retirer au Koweit. Sachons reconnaître que les guerres et interventions occidentales dans le Moyen Orient ont été des fiascos qui font regretter un Saddam Hussein ou un Kadhafi. Les effondrements économiques créent dans la région un profond mouvement antioccidental avec des actions kamikazes imprévisibles : pensons au détroit d’Ormuz, à l’antagonisme Téhéran Ryad avec la destruction de deux sites pétroliers saoudiens, et l’antagonisme entre sunnites et chiites. Mais le danger kamikaze est plus profond : la démographie incontrôlée que subit le monde arabe, en ruinant son économie, suscite un fanatisme de l’Islam que rien ni personne ne peut contrôler. En 1960 la population de l’Iran était de 20 millions et elle atteint 82 millions aujourd’hui : elle a donc quadruplé.

Une trêve semble se dessiner après les déclarations apaisantes de Donald Trump et de l’Iran. Le président américain, d’un côté a annoncé de nouvelles sanctions économiques, de l’autre, il s’est félicité que l’Iran « semble reculer » et affirme être « prêt à la paix ». Surtout, il n’a pas mentionné la possibilité d’une réponse militaire, éloignant, pour l’heure, le spectre d’une escalade régionale, voire d’une guerre ouverte entre Washington et Téhéran. Au niveau de l’analyse géopolitique de cette crise iranienne, nous n’avons pas aujourd’hui la paix, mais un armistice avec trois scénarios possibles : une action kamikaze, une révolution sociale, l’amorce d’une paix durable. L’Occident, avec la France, doit œuvrer pour trouver les voies de cette paix indispensable.

Commentaires

  1. Il est clair qu’un nombre d’articles au sujet du conflit américain-iranien sont loin d’êtres objectifs et soumis à un fort penchant émotionnel partisans d’un camps comme de l’autre. L’auteur évoque les capacités offensives iraniennes face à celles du pentagone et les qualifie de « rien », cela discrédite l’ensemble de son raisonnement. Si Trump a ordonné au derniers moment à ses avions de faire machine arriere avant de toucher à l’Iran (suite à l’abattement par l’Iran d’un drone qualifié de furtif par le pentagone qui semble violer son espace aérien), ceci démontre que l’Iran possède des qualités offensives colossales. Si l’auteur s’intéressait un jour à ce volet, il retrouverais les analyses géostratégiques militaires qui indiquent que l’Iran est capable d’anéantir la 5eme flotte étasunienne basée au Qatar en cas de guerre totale. Par ailleurs l’auteur devrait s’intéresser à une information passée inaperçue. Aucun des missiles iraniens n’a était intercepté avant d’atteindre les bases américaines en Irak. Ceci est également un message relatif au niveau technologique iranien en matière balistIque.

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