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Les PIB mondiaux face à l’endettement  et à l’excès des « services non marchands »

Cet excès dévoile le fossé qui se creuse entre la France et l’Allemagne.

Rappelons d’abord ce que représente ce PIB, le Produit Intérieur Brut, qui est l’addition de quatre  composants.

1- Le PIB agricole qui implique les produits venant de la terre et de la mer.

2- Le PIB industriel qui additionne les fabrications issues des usines de la construction et des travaux publics.

3 – Les PIB des services marchands regroupant le commerce, les transports et l’ensemble des prestations de toute nature provenant de notre civilisation technique.

4 – Les PIB des services non marchands. Paradoxalement ce ne sont pas des produits, mais les dépenses des Etats : ce devrait être des compléments, alors que ce sont souvent aujourd’hui des montants importants gonflant la fonction publique, la défense nationale et les aides sociales.

A-t-on conscience qu’un recrutement de fonctionnaires  augmente le PIB ?  Un PIB non marchand trop important, comme le nôtre, implique une trop forte pression fiscale qui réduit le PIB industriel et augmente le déficit budgétaire. Par rapport à notre voisin allemand, les 80 milliards d’euros supérieurs de notre PIB non marchand a  entrainé une réduction de moitié de notre industrie en 20 ans,( 10% conte 20%), et une trop forte pression fiscale, alors qu’outre-Rhin le PIB industriel reste à 20% et que le budget est en excédent !

Concernant la dette mondiale, le FMI et l’IIF (Institute of International Finance), l’évaluaient respectivement à 184 000 milliards de dollars et à 244 000 milliards de dollars. Pour ce qui est des écarts considérables entre les estimations de l’IIF et du FMI, comment l’expliquer ?  Nous n’avons pas de réponse.

La situation de la dette s’est-elle améliorée ? Chaque trimestre, c’est hélas l’occasion de célébrer de nouveaux et tristes records, mais ces rapports ont pour avantage d’offrir la vision la plus instantanée dont on dispose en matière de dette mondiale, car il présente peu de décalage avec l’actualité.

Les statistiques  décrivent l’ampleur de la dérive de la dette. Cette dette mondiale  avec ses 244 000 milliards de dollars représente près de 320 % du PIB mondial. Que faut-il penser de ce chiffre ? Il laisse perplexe, lorsque nous extrapolons le cas français   de son PIB artificiellement gonflé des milliards de nos services non marchands.

La dette mondiale étant connue de façon rigoureuse, il faut bien constater que les PIB peuvent être, au contraire, artificiellement gonflés. Quel est alors le pourcentage de l’endettement mondial par rapport au PIB mondial réel ?

L’inflation du PIB des services non marchands peut-il  déclencher une crise financière ? Une certitude : les exemples français et allemand sont connus et les conséquences en seront discrètement tirées par les experts.

C’est une française, madame Lagarde, qui dirige la banque européenne : nous sommes donc aux premières loges pour que nos responsables, tous nos responsables, prennent conscience des réalités et en tirent les conséquences pour admettre les réformes indispensables, en reconnaissant les bons des mauvais élèves.

La géopolitique actuelle permet  une analyse approfondie et une critique  des chiffres publiés : faisons-les connaître et débattons-en.