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Le coronavirus reste dans l’actualité, mais deux autres alertes sonnent le tocsin.

Ces deux autres alertes qui feront la géopolitique de demain sont le réchauffement climatique et la surpopulation, dont les conséquences sont largement sous-estimées.

1- Le covid-19.

Ce coronavirus a fait sept millions de morts et déstabilisé l’économie mondiale en lui faisant perdre entre deux et cinq points de PIB, causé sept millions de morts et ruiné l’aéronautique.

En France, ce serait entre 10 et 20 points de PIB perdus, correspondant de 220 à 400 milliards d’euro : cela pourrait faire passer notre dette à 120% du PIB contre 98% en 2019. La Banque de France juge que l’Hexagone ne retrouvera pas son niveau d’avant crise avant la mi-2022. Le produit intérieur brut devrait ensuite rebondir de 7 % en 2021, puis augmenter encore de 4 % en 2022, prévoit la banque centrale dans un scénario qui repose sur une circulation du Covid-19 sous contrôle et une économie qui s’adapte, même si le chômage connaîtra, selon elle, un pic supérieur à 11,5 % mi-2021.

2- Le réchauffement climatique.

La Terre sera-t-elle bientôt inhabitable pour l’homme ? Selon une étude internationale publiée par la revue scientifique américaine PNAS, au rythme actuel des émissions de gaz à effet de serre, un tiers de l’humanité pourrait connaître des températures quasi insupportables d’ici à 2070. Certains endroits deviendraient alors aussi chauds, voire plus, que le Sahara.  Selon cette équipe de chercheurs internationaux, les conditions extrêmes concernent aujourd’hui 0,8% de la surface terrestre, principalement dans le désert du Sahara. Mais selon le scénario annoncé, cette aridité pourrait s’étendre jusqu’à 19% des terres, concernant alors 3,5 milliards de personnes, dans 50 ans. Des conditions hostiles à la survie et à la prospérité des humains.

3- La démographie.

Plus de 15 000 scientifiques de 184 pays ont publié dans la revue BioScience une tribune intitulée « Avertissement à l’humanité ». Le texte alerte sur les risques de déstabilisation de la planète, faute d’actions pour préserver l’environnement et les écosystèmes. Et la publication recommande, entre autres actions, des mesures démographiques comme la réduction du taux de fécondité et la détermination d’une taille de population humaine soutenable.

Quel est le lien entre démographie et environnement ? Ce n’est pas dans les pays où la démographie est la plus forte que l’on dégrade le plus l’écosystème, car cette dégradation dépend des données économiques et sociales. Les chiffres varient, d’un continent à l’autre, d’un pays à l’autre.

« Ainsi en Afrique, la population globale devrait quasiment quadrupler, passant de 1,2 milliard à 4,2 milliards en 2100 », rappelle Christian Thibon, démographe (CNRS-Université de Bordeaux). La population mondiale pourrait dépasser 10 milliards de personnes en fin de siècle. Elle est en effet estimée à 9,7 milliards en 2050 et à 11 milliards vers 2100.

Le Covid-19 affole la planète qui connaît une crise économique et sociale sans précédent, mais ce virus fait oublier les deux phénomènes majeurs qui minent, jour après jour, notre univers. Le réchauffement climatique s’ajoutant à la montée des océans risquent de rendre cet univers invivable si une prise de conscience ne permet pas de prendre les mesures de sauvegarde nécessaires, à commencer par l’arrêt des émissions de Co2. Arrêt qui est possible avec une volonté politique internationale. Le Coronavirus nous alerte sur les défis du futur. Mobilisons-nous pour préparer un monde de demain, non pas pire, mais meilleur qu’aujourd’hui. C’est possible à deux conditions : lucidité et volonté.