le direct Musique sacrée

Hubert Védrine : « ce n’est pas l’idéologie mondialisatrice qui a entraîné la propagation du virus »

Grand Témoin – La pandémie a-t-elle déjà changé les relations internationales et entraîné des bouleversements dans la mondialisation ? Hubert Védrine, diplomate, essayiste et ancien ministre des Affaires étrangères répond aux questions d’Yves Delafoy.

Hubert Védrine 25 mai 2016Sur la place et l’action de l’Europe, Hubert Védrine est clair : « la plupart des critiques qui lui sont faites sont injustes », il rappelle que les institutions eurpéennes n’ont pas de compétence sanitaire. Il souligne également que la Banques Centrale et la Commission européenne ont pris « rapidement des décisions financières considérables ». Pour lui, les « accusations contre l’Europe » sont donc « infondées ».

La compétition Chine-Etats-Unis confirmée

Concernant les relations internationales, « la pandémie a confirmé beaucoup de choses, notamment la compétition féroce entre les Etats-Unis et la Chine », souligne Hubert Védrine, « un bras de fer » qui existait déjà avant l’arrivée du Covid-19. Pour l’ancien ministre des Affaires étrangères, on peut parler de « guerre froide » et espérer à terme, « une coexistence pacifique ». L’Europe elle, semble sur le banc de touche. « Par sa niaiserie, sa gentillesse, elle est impressionnable, initmidable ou dépendante », ajoute-t-il.

Le tourisme de masse à l’arrêt

L’une des conséquences de la pandémie a été l’arrêt brutal du tourisme de masse. « Ce n’est pas un mal », souligne Hubert Védrine, « c’était devenu un mode de vie contemporain ». Il note d’ailleurs un aspect très positif sur la plan écologique : « c’est la première fois depuis 30 ans que les habitants du Penjab, en Inde, peuvent voir de loin les cimes de l’Himalaya ». En revanche, sur le plan économique, « c’est désastreux ». « Je ne pense pas que dans les années à venir, on retrouve le même essort touristique », affirme le diplomate, « mais des tourismes vont se redévelopper », se réinventer.

Un plan de réindustrialisation

Alors que la monidalisation est souvent montrée du doigt dans le développement de la pandémie, Hubert Vérdine tempère : « ce n’est pas l’idéologie mondialisatrie qui a entraîné la propgation… Mais il ya un lien avec un mode de vie et une industrialisation qui ont permis au virus de circuler davantage ». Et de conclure : « certains aspects de la mondialisation peuvent être remis en cause, il va y avoir des correctifs importants ». Pour la France, Hubert Védrine appelle de ses voeux « un plan de réindustrialisation pour corriger les dépendances excessives ».

Commentaires

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *