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Aux Etats-Unis, Donald Trump doit face à deux défis : l’importance du covid-19 et la chute de l’économie. La place de leader mondial des Etats-Unis est menacée.

La crise économique provoquée par la pandémie présente des différences fondamentales avec celle la Grande dépression, car la croissance devrait reprendre plus vite, malgré un chômage élevé et une profonde récession, a affirmé le patron de la banque centrale américaine, Jérôme Powell.

«Je ne crois pas du tout que ce soit probable», a déclaré Powell, lors d’une interview sur CBS à propos de la Grande dépression du type de celle des années 1930, grâce à des banques solides et une réaction adéquate des autorités. Pour autant, il estime qu’un pic du taux de chômage à 20 ou 25% est probable, et que la chute du PIB des Etats-Unis au deuxième trimestre aux Etats-Unis dépassera les 20%.

Mais au-delà des indicateurs économiques de la banque centrale, Jérome Powell a souligné que l’heure était surtout à la maîtrise de la pandémie, en l’absence de vaccin ou de traitement ayant fait ses preuves. Le débat fait rage entre les partisans d’une réouverture rapide de l’économie et ceux d’une ouverture lente et raisonnée pour tenter d’éviter une seconde vague d’infections. «Vous savez, la chose qui compte plus que toute autre pour le moment ce sont les indicateurs médicaux. C’est la diffusion du virus. Ce sont toutes ces choses qui y sont associées comme par exemple les mesures de distanciation sociale », a précisé le patron de la banque centrale.

Le patron de la banque centrale estime qu’il était impossible «de trouver les mots pour exprimer la souffrance» infligée par la maladie, mais s’est voulu optimiste pour l’économie. « Je déconseillerais vraiment de parier contre l’économie américaine. Cette économie va se remettre». Toutefois il faudra sans doute un peu de temps, ou même un temps certain, cela pourrait aller jusqu’à la fin de l’année prochaine». Sur le marché des changes, le dollar était en revanche orienté à la baisse face à un panier de devises de référence (-0,43%), permettant à l’euro de remonter à plus de 1,14 dollar. Le rendement des bons du Trésor américain à dix ans reculait lui aussi de près de six points de base. La crise a déjà conduit la Fed à mobiliser plusieurs milliers de milliards de dollars pour soutenir l’économie et les marchés financiers : des mesures qui touchent aussi bien le marché des bons du Trésor que les prêts aux petites et moyennes entreprises.

Cette mobilisation exceptionnelle a eu pour effet une envolée de la taille du bilan de la banque centrale, qui dépasse désormais 7.200 milliards de dollars (6.350 milliards d’euros) contre moins de 3.500 milliards début mars. Que penser des 750 milliards d’euros européens et des 40 milliards attribués à la France alors que notre dette s’est accrue de 21 points de PIB, soit 420 milliards d’euros ! L’épidémie a fait 143.000 morts aux Etats-Unis et contaminé quelque 4 millions de personnes, des records mondiaux. La Floride a enregistré 10.347 cas en vingt-quatre heures, et 92 décès supplémentaires y ont été signalés, pour un total de 5.183 morts.

Un syndicat d’enseignants floridien a engagé des poursuites contre le gouverneur Ron De Santis et d’autres représentants afin d’obtenir le report du retour dans les salles de classe. Donald Trump pousse afin que les écoles rouvrent pour la rentrée scolaire. Le président américain, qui avait marqué sa désapprobation à l’égard de directives dans certaines villes et Etats sur le port du masque, a publié sur Twitter une photo de lui-même muni d’un masque de protection. Il a déclaré : « Nous sommes unis dans nos efforts pour vaincre le virus chinois invisible, et de nombreuses personnes estiment qu’il est patriotique de porter un masque quand on ne peut pas faire de distanciation sociale. Il n’y a personne de plus patriotique que moi, votre président favori ! », a-t-il dit, mais il aurait ajouté dans un entretien à Fox News être opposé à une directive nationale sur le port du masque.

Le covid-19 a déstabilisé une Amérique, jusqu’alors leader du monde. Dans un tel contexte d’anarchie croissante de la planète, les Etats devraient tous préparer le nouveau monde de demain. L’Europe vient de montrer un exemple d’union : travaillons pour que l’apaisement revienne en Amérique du Sud, au Moyen Orient, en Asie et en Afrique, car notre avenir à tous est en jeu : le covid-19 est peut-être un ultime avertissement.

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