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Le pape François face à la crise climatique : « la nécessité d’un choix »

Célébrités, personnalités et militants politiques d’horizons différents se sont alliés ce week-end pour lancer un appel en faveur de l’environnement. L’occasion pour le Saint-Père de tirer à nouveau la sonnette d’alarme comme il l’avait déjà fait dans son Encyclique « Laudato Si »

Le Prince William, le secrétaire général des Nations-Unies Antonio Guterres, les actrices Jane Fonda et Priyanka Chopra… Ils sont une cinquantaine à avoir pris la parole à l’occasion de l’événement « Countdown » (compte à rebours) organisé ce samedi par la plateforme de conférences TED, dont le but est de « de diffuser des idées qui en valent la peine ». La crise climatique était, cette fois, au coeur de toutes les réflexions, et une voix s’est particulièrement faite entendre, celle du pape François. Nous vivons un « moment historique » a-t-il martelé, les yeux face caméra, notre système économique n’est « plus viable », a-t-il ajouté, il nous faut repenser notre manière de produire et de consommer. Dans la ligne de mire du Saint-Père, ce qu’il dénonce comme « notre culture du gaspillage », notre « vision à court terme » exploitant les pauvres de manière totalement indifférente, augmentant du même coup les inégalités et « la dépendance aux sources d’énergie nocives ».

« Le choix entre ce qui compte et ce qui ne compte pas »

Et si nous étions à un tournant crucial pour l’avenir de notre maisons commune, la Terre ? Le pontife n’a de cesse de le répéter et en a fait l’un de ses chevaux de bataille depuis la publication de « Laudato Si » : « l’économie doit nécessairement tenir compte de son impact sur l’environnement et la dignité de la personne ». Il est temps pour cahcun d’être créatif, ajoute le pape François, de choisir la « transformation et l’action » pour « construire, dans la prochaine décessnie, un monde où les besoins des générations actuelles pourront être satisfaits, y compris ceux de chacun, sans compromettre les possibilités des générations futures ». C’est encore possible, souligne le pape, si chacun, quelques soient ses convictions, fait appel à sa bonne volonté pour apporter une « contribution significative ».

« Nous ne pouvons pas continuer à presser la terre comme une orange »

Une transformation qui, aux yeux du Saint-Père, passe tout d’abord par l’éducation. « Une éducation basée sur des données scientifiques et une approche éthique », dit-il, pour faire comprendre à tous que « les problèmes environnementaux sont liés aux besoins humains ». Autre proposition concrète de François : permettre à tous l’accès à l’eau potable. « Elle est essentielle car elle détermine la survie des personnes, elle est une condition pour l’exercice de tout autre droit et responsabilité ». Même constat pour l’alimentation « par des méthodes non destructrices », explique le Saint-Père. Le pape François qui en appelle également à l’utilisation de sources d’énergie propres. Selon les scientifiques, rappelle-t-il, nous avons moins de trente ans pour « réduire drastiquement les émissions de gaz à effet de serre dans l’atmosphère ». Pour réaliser cette transition à tous niveaux, le pontife appelle à faire pression sur les entreprises ne répondant pas « aux paramètres de l’écologie intégrale » en les excluant des investissements et en encourageant, au contraire, celles « qui font des efforts concrets pour mettre au centre de leurs activités la durabilité, la justice sociale et la promotion du bien commun ».

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