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James Tissot au Musée d’Orsay, encore une semaine pour ne pas manquer la rétrospective

Il ne reste qu’une petite semaine pour aller voir la belle rétrospective James Tissot (1836-1902) au musée d’Orsay, retardée et raccourcie à cause de la crise sanitaire. Alors allez-y, cela vaut la coup.

On y apprend beaucoup de choses sur ce peintre méconnu qui était pourtant une gloire à son époque. Par exemple que James Tissot n’était pas anglais. Jacques-Joseph Tissot est né à Nantes d’un père drapier et d’une mère modiste. Très jeune, il changea son prénom par anglophilie. James Tissot fut une sorte d’ovni dans ce siècle dominé par les écoles, notamment par l’impressionnisme. Il traça sa voie librement, s’inspirant de partout sauf de l’art français… Le Second Empire lui apporta sa clientèle fortunée : Tissot portraitura toute la haute société de l’époque dans de grands tableaux très bien faits, parfois un brin ennuyeux. Après la Commune, il partit s’installer à Londres où, là aussi, il rencontra le succès. Ses tableaux de femmes en crinoline et d’hommes en canotiers voguant sur de grands voiliers sur la Tamise sont magnifiques. Et puis, retournement complet à la fin de sa vie : bouleversé par la mort de sa maîtresse, Katleen Newton, James Tissot rentre en France, dit avoir une vision du Christ dans l’église Saint-Sulpice, voyage en Terre Sainte, entame une œuvre magistrale de l’illustration de la Bible et de la vie du Christ en particulier. Certaines de ces gouaches sont présentées dans l’exposition. C’est une belle découverte !

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