le direct Musique sacrée

Boltanski s’invite au Centre Pompidou

La rétrospective Boltanski se tient au Centre Beaubourg.

Christian Boltanki est né en septembre 1944, juste après la Libération de Paris. Cette date est à l’origine de toute son œuvre : fils d’un juif caché dans l’appartement familial par sa mère catholique pendant la guerre, Boltanski raconte à quel point il a été marqué par les récits des rescapés de la Shoah entendus dès son plus jeune âge. Les thèmes de l’existence humaine et de sa fragilité, de la disparition, de la mort, de l’enfance, de la mémoire sont récurrents chez lui. C’est une rétrospective de l’artiste vaste et percutante qui est présentée actuellement au Centre Pompidou. Bien sûr, quand on connaît mal Boltanski, il faut sans doute se renseigner sur lui et sur son œuvre avant de visiter. Car nos sens primaires peuvent être rebutés par la pénombre et le noir dominants, par les installations qui se succèdent de salle en salle, ajoutant de la froideur à la noirceur, par un propos qui semble sans issue et sans espérance. Mais il faut bien admettre qu’on a affaire là à un artiste au langage singulier, qui nous gêne aux entournures. Boltanski ne veut pas seulement faire mémoire de la Shoah, mais nous questionne gravement (en y mêlant parfois de l’humour) sur notre monde, sur notre finitude, et sur la mort que notre société a rendu honteuse.

Commentaires

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *