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Une attaque au couteau devant la basilique Notre-Dame à Nice fait trois morts

Un homme armé a tué trois personnes jeudi 29 octobre aux abords de la basilique Notre-Dame de Nice avant d’être interpellé.

Basilique_Notre-Dame_Nice

Trois personnes ont été tuées, dont une égorgée et plusieurs autres ont été blessées ce jeudi aux environs de 9h à Nice lors d’une attaque au couteau près de la basilique Notre-Dame de Nice (Alpes-Maritimes). Parmi les victimes, le gardien de la basilique d’après le maire de la ville de Nice, Christian Estrosi (LR) qui appelle à « l’unité des Niçois » sur son compte Twitter. L’auteur de l’attaque au couteau a été blessé par balles lors de l’intervention avec les forces de l’ordre puis transporté à l’hôpital. « Tout laisse supposer à un attentat terroriste au sein de la basilique Notre-Dame« , a indiqué le maire de la ville frappée en 2016 par un attentat terroriste sur la promenade des Anglais, faisant 86 morts.

Ce que l’on sait des victimes

La première victime, égorgée, est une femme âgée de 70 ans. La deuxième victime est un homme âgé de 55 ans et qui était le sacristain de l’église. Toutes deux sont décédées à l’intérieur de la basilique. La troisième victime est une femme âgée de 40 ans qui a succombé à ses blessures dans un bar situé à proximité de l’édifice.

 

Réunion de crise place Beauvau

Dès l’annonce de l’attaque, le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, a annoncé sur Twitter la tenue d’une « réunion de crise » place Beauvau que le président de la République Emmanuel Macron a dû lui aussi rejoindre à partir de 10h30 avant de se rendre à Nice en début d’après-midi. Alors que s’exprimait le Premier ministre Jean Castex en début de matinée, le discours sur la reprise du confinement a été rompu par une minute de silence respectée à l’initiative du président de l’Assemblée nationale, Richard Ferrand : « en solidarité à l’égard de la ou des victimes et évidemment, de l’ensemble de ses proches » a t-il déclaré. 

L’Eglise unie dans la douleur

Mgr de Moulins Beaufort, président de la Conférence des évêques de France, a exprimé sa « prière toute spéciale pour les diocésains de Nice et Mgr Marceau, leur évêque. Qu’ils sachent se soutenir dans cette épreuve et soutenir ceux qui sont éprouvés dans leur chair« .  Suivi de près par le père Hugues de Woillemont, porte-parole de la CEF : « Nous sommes émus, très touchés et dans une sorte de sidération devant ce genre d’acte innommable« , a-t-il déclaré à l’AFP, estimant que le lieu de l’attaque, à l’intérieur du lieu de culte, « signait les choses ».

Cette nouvelle attaque n’est en effet pas sans rappeler celle qui avait frappé en juillet 2016 Saint-Etienne-du-Rouvray et fait martyr le père Jacques Hamel : « Ce terrorisme vise à installer l’angoisse dans toute notre société. Il est urgent que cette gangrène soit stoppée comme il est urgent que nous retrouvions l’indispensable fraternité qui nous tiendra tous debout face à ces menaces« , a précisé la Conférence des évêques de France dans un communiqué. Toutes les églises de France sonneront le glas aujourd’hui à 15h et les catholiques sont invités à unir leurs prières en hommage aux victimes.

Le parquet antiterroriste a ouvert une enquête pour « assassinat » et « tentative d’assassinat », selon l’AFP. Le plan vigipirate a été dans la foulée relevé au niveau « urgence attentat » partout en France comme l’a annoncé le Premier ministre devant l’Assemblée nationale ce jeudi.

Avec AFP