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L’acteur de cinéma et de théâtre Michael Lonsdale est mort : réécouter l’émission « Ciné Qua Non »

Connu pour son registre peu commun, entre le cinéma d’auteur et Hollywood, Michael Lonsdale était aussi un fervent catholique. Il vient de disparaître à l’âge de 89 ans.

Actor Michael Lonsdale at the the Rond-Point theatre in Paris, France on December 8, 2011. 'Foi et culture : Et Si On Se Respectait' group' Fundamentalist Christians protest, near the Rond-Point theatre where Argentina-born author Rodrigo Garcia's play 'Golgota Picnic' is performed which they judge 'blasphemous'. Photo by Mousse/ABACAPRESS.COM Christianisme Chretien Christianity Manif Rassemblement Manifestation Manifestations Rassemblements Demonstration News Religion Religion France Frankreich Paris | 300873_027
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L’acteur français est décédé ce lundi 21 septembre à Paris, à l’âge de 89 ans. Né en 1931 d’un père anglais et d’une mère française, Michael Lonsdale grandit au Maroc avant de revenir à Paris et d’y débuter sa carrière de comédien. Il s’essaie d’abord au théâtre avec les cours de Tania Balachova, une enseignante d’art dramatique. Sa carrière de comédien décolle finalement sur grand écran avec une succession de films d’auteurs, de la Nouvelle Vague avec François Truffaut dans « La Mariée était en noir » (1967) et « Baisers Volés » (1968) puis auprès de représentants du Nouveau roman avec Alain Robbe-Grillet pour le film « Glissements progressifs du plaisir » (1974) puis avec Marguerite Duras dans India Song (1975).

Une carrière à l’international

A la fin des années 1970, Michael Lonsdale s’échappe à l’internationale. Son nom apparaît à l’affiche de grosses productions hollywoodiennes et se fait connaître bien souvent dans les rôles de méchants, comme dans le  « James Bond Moonraker » en 1979. Il tourne également avec Jean-Jacques Annaud en 1986 pour le mythique « Nom de la rose » puis avec Steven Spielberg en 2005 pour le film « Munich » « ), aidé par sa maîtrise parfaite de l’anglais. Ses apparitions au cinéma se font toutefois de plus en plus courtes à partir des années 1990, avant de faire un retour remarqué en 2010 avec le film « Des hommes et des dieux » de Xavier Beauvois. Dans ce film dramatique qui relate les derniers jours des moines de Tibhirine en Algérie, il joue le rôle de frère Luc pour lequel il obtiendra le seul César de sa carrière en tant que meilleur second rôle.

Un profond ancrage spirituel

Ce rôle d’un religieux est un clin d’œil à une vie marquée par la spiritualité. Ce n’est pourtant pas son éducation qui l’a conduit vers la pratique. Il confie en 2016 au Parisien avoir grandi auprès « d’un père protestant non pratiquant qui ne parlait jamais de religion et une mère catholique mais ayant pris ses distances« . Il décide de demander le baptême à 22 ans. L’artiste s’engage alors auprès de mouvements du Renouveau charismatique notamment au sein de la communauté de L’Emmanuel. Cet amateur de Saint-John Perse et saint Jean de la Croix co-fonde aussi le groupe de prières Magnificat. Célibataire endurci ayant parfois songé à devenir prêtre, il publiait en 2016 le livre « Il n’est jamais trop tard pour le plus grand Amour ». Il semblerait qu’il l’ait aujourd’hui éternellement trouvé.


En 2007, Bernard Médioni recevait sur notre antenne Michael Lonsdale dans « Ciné Qua Non » pour évoquer 50 ans de cinéma.

Radio Notre Dame · Michael Lonsdale : « Je ne vous apprendrai pas à jouer mais à aimer ce métier »