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Face au coronavirus, les différents courants religieux s’organisent

Alors que l’on recense 110 029 personnes contaminées par le COVID-19 ou Nouveau Coronavirus dans le monde, les différents courants religieux invitent leurs fidèles à suivre des principes de précaution pour limiter la contagion.

C’est une première dans l’histoire du Vatican. Le pape a célébré hier l’Angélus… devant une caméra, depuis sa bibliothèque. Les fidèles ont donc été priés de suivre la célébration directement sur Youtube plutôt que sur la place saint Pierre. Une pratique jugée “un peu étrange” par le pape mais qui est nécessaire pour éviter tout risque de propagation du coronavirus. Alors que le Vatican annonçait il y a deux jours son premier cas, l’Eglise commence à prendre des dispositions pour juguler cette épidémie. Ce n’est d’ailleurs pas le seul courant religieux à s’y engager. 

 

La religion, terrain favorable à la contamination

 

En effet, les rassemblements religieux parce qu’ils favorisent les contacts physiques et la proximité constituent un terrain favorable au développement des maladies contagieuses. Ainsi, les autorités ont rapidement fait le rapprochement entre l’apparition d’un nouveau foyer d’infection dans le Haut-Rhin et la tenue d’une semaine de prières dans un église évangélique, l’Eglise de la Porte ouverte chrétienne, du 17 au 24 février, à Mulhouse. Même chose aux Etats-Unis, plus précisément dans la ville de New Rochelle où une communauté de juifs orthodoxes présente 57 cas sur 76 dans toute la ville. Chez les juifs, catholiques, musulmans, mais aussi chez les hindous ou encore chez les bouddhistes, la pratique religieuse prend de plus en plus une nouvelle tournure. 

 

Ainsi l’archevêque de Paris, monseigneur Michel Aupetit, par ailleurs médecin de formation, a demandé aux prêtres, vendredi soir, de prendre des mesures « afin de contribuer à la lutte contre l’épidémie et de suivre les dernières recommandations » du ministère de la Santé. Parmi les consignes énoncées, celles de “ne pas proposer de communion au calice pour les fidèles », « d’éviter tout échange de poignée de main » et de « vider les bénitiers des églises ». Thierry Magnin, Secrétaire Général et Porte-Parole de la Conférence des évêques de France a d’ailleurs enjoint Mgr Aupetit et demande à chaque ministère de suivre ces principes de précaution. 

 

Des fêtes religieuses compromises

 

Ces changements rituels pourraient ainsi bouleverser les fêtes religieuses à venir. En Espagne, on se prépare à la semaine sainte version coronavirus : les baisers à la Vierge, rituels dans les processions, pourraient y être interdits. Ailleurs dans le monde, les représentants des cultes musulmans restreignent aussi les rassemblements comme en Iran, l’un des pays les plus touchés au monde avec 6555 cas, les prières du vendredi ont été mises en pause jusqu’à nouvel ordre dans les principales villes du pays. De même, l’Omra, le petit pèlerinage qui peut être entrepris tout au long de l’année, a été suspendu pour tous les pèlerins à La Mecque et Médine, en Arabie saoudite. Autre décision inédite, le ministère israélien de la santé a interdit les regroupements de plus de 5000 personnes dans le pays. Or, cette restriction pose problème aux juifs orthodoxes qui sont tenus de prier en compagnie d’au moins 10 hommes à la synagogue notamment pendant la fête de Pourim qui débute ce lundi. Certains rabbins ont assoupli cette obligation et autorisé les fidèles à suivre cette célébration à la radio.  

Enfin en Inde, la Holi ou fête des couleurs qui a lieu en ce moment-même, s’en trouve aussi chamboulée. Le Premier ministre indien Narenda Modi a ainsi déclaré qu’il n’y assisterait pas cette année.

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