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La ville après la pandémie : « on n’aura pas un nouveau Haussman pour remodeler Paris »

Le Covid-19 s’invite dans nos vies et dans nos villes. Il faut repenser nos mobilités. A quoi pourraient ressembler le itssus urbains et les transports de demain ? Olivier Bonin est l’invité d’Yves Delafoy.

Pour Olivier Bonin, directeur adjoint du laboratoire ville-mobilité-transport à l’Université Gustave Eiffel, « la crise sanitaire actuelle prend à rebrousse-poil toutes les politiques des transports habituelles ». Pour autant, rien ne prédit le succès éventuel de la bicyclette et de la marche à pieds , « cela dépendra d’un certain nombre de facteurs comme l’accès aux vélos, le nombre de pistes cyclables, les horaires… », dit-il.

« Le cycliste est un piéton miraculé »

La ville de Paris, comme beaucoup d’autres, semble avoir opté pour une logique de séparation des flux et des voies : une voie pour les piétons, une pour les vélos, une autre pour les voitures, une pour les bus… « Cela devient compliqué », note Olivier Bonin, même si ce système semble fonctionner à Amsterdam. « La difficulté, c’est d’avoir une lecture des itinéraires », explique-t-il, par ailleurs, « le bâti évolue plus difficilement que les réseaux ».

Paris n’a pas été pensée pour un mode de trasnport ou pour un autre

La ville de Paris, « c’est un sensemble de quartiers avec chacun leur caractère et leurs particularités, il n’y a pas de plan quadrillé ou damier », souligne Olivier Bonin, « sa grande force est donc la souplesse, en revanche on est davantage dans la compétition entre les modes de trasport, plutôt que dans la symbiose ». POur Olivier Bonin, nous serons également amenés à repenser la structure commerciale. « L’idéal serait une concentration déconcentrée », dit-il, « une succession de petits centres avec une diversité de fonctions et de densité, c’est l’évolution souhaitable ».

« Si on ne sort pas rapidement de la crise, ce sera un déclin de l’espace public et de la ville tel qu’on les connaît »

« Si la crise persiste, on peut avoir une transformation de l’idée même de ce qu’est une ville », répète Olivier Bonin. A terme, il serait possible d’« avoir une ville pensée comme un rassemblement de villages ».  A ses yeux, la vraie question demeure celle de la sobriété énergétique. « Si révolution il y a, on va devoir concilier une croissance des usagers de la mobilité, tout en ayant une décroissance de la consommation énergétique ».

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