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Coronavirus : Pierre, un étudiant français de Wuhan nous raconte son périple pour revenir en France

Il avait choisi la ville de Wuhan en Chine pour étudier sa dernière année de master. Pierre, un lyonnais de 22 ans, est aujourd’hui contraint de quitter l’épicentre de l’épidémie.

Comme beaucoup d’étudiants étrangers, Pierre devait profiter de ses vacances du Nouvel an chinois pour s’échapper de Wuhan et voyager. Dans son sac, l’étudiant de 22 ans n’avait prévu que le strict minimum, soit quelques vêtements de rechange. Ce séjour express s’est finalement transformé en un exil forcé et illimité. 

 

Les villes désertes de Wuhan - ©Luo Run Wei
Les villes désertes de Wuhan – ©Luo Run Wei

“J’ai quitté la ville de Wuhan juste avant la mise en quarantaine donc maintenant je ne peux plus retourner dans la ville”

En effet, l’épidémie de coronavirus est depuis passée par là, inquiétant la population chinoise et avec elle désormais, le reste du monde. Ce mystérieux virus ayant pour l’heure fait 80 morts et près de 2800 malades contraint Pierre à rester à distance de la capitale du Hubei, coupée du monde depuis le 23 janvier dernier. Aujourd’hui bloqué à 700 kilomètres de Wuhan, dans la province du Guizhou, le jeune homme originaire de Lyon fait partie des Français qui doivent être rapatriés au plus vite en France : “J’ai quitté la ville de Wuhan juste avant la mise en quarantaine donc maintenant je ne peux plus retourner dans la ville”. Son avion pour la France est prévu mercredi sous réserve que celui-ci puisse être maintenu, “car beaucoup d’avions en provenance de Chine sont annulés”, nous informe-t-il. 

 

Des pénuries de masques et de protections

 

Sur place, il décrit une situation qui est vite devenue critique depuis les premières annonces : “Jusqu’au moment où les autorités ont déclaré que le virus était transmissible d’homme à homme, la situation restait encore à peu près normale”. Désormais, le quotidien s’est  compliqué : “Une grande majorité de la population porte des masques. On prend la températures dans de nombreux lieux publics, les gares, les aéroports. De nombreux lieux touristiques (Grande muraille de Chine, Cité Interdite) ont été fermés au public. Enfin, tous les transports en commun sont stoppés, la circulation automobile est arrêtée.” 

 

Face à la propagation du virus et aux mesures d’hygiène de plus en plus strictes, le pays doit aussi apprendre à gérer les pénuries en tout genre, notamment le manque de masques et de protections. Le gouvernement chinois semble toutefois prendre la mesure de la situation et informer la population comme le constate Pierre : “Depuis l’épisode du SRAS, le gouvernement chinois a voulu marquer les esprits en adoptant des mesures très concrètes dont la construction d’un hôpital en une dizaine de jours”. Les autorités craignent toutefois un pic d’épidémie autour du 8 février, date qui coïncide avec la vague de retours du Nouvel an.

 

Pierre, étudiant français en Chine
Pierre, étudiant français en Chine

 

Commentaires

  1. je ne l’avais pas du tout ainsi imaginé !

    voir une ville déserte sans âme , quelle désolation !

    On pense à toute l’humanité en danger!

    ça fait flipper ,mais résonne au plus profond de moi

    une Parole du Christ : n’ayez pas peur !

    Seigneur, pardon et miséricorde pour tes enfants insensés

    qui détruisent la création , ton grand plan d’amour: sauve-nous !

    je m’engage à prier pour Pierre, pour toute la Chine

    Une mère de famille de 70 ans

    Nicole

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