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Confinement : en Alsace-Lorraine, les cloches sonnent tous les jours à 18h

A l’initiative de l’Union des Églises Protestantes d’Alsace et de Lorraine (UEPAL), les paroisses protestantes et catholiques d’Alsace-Lorraine sont conviées à agiter leurs cloches tous les soirs à 18h pour rendre hommage aux malades, personnes endeuillées et soignants de la Covid-19.

Les messes sont interdites depuis le 3 novembre et le resteront jusqu’à nouvel ordre. La mesure mise en place par le gouvernement à l’occasion du reconfinement généralisé a été maintenue par le Conseil d’Etat malgré les manifestations de mécontentement de la communauté catholique. Seules les cérémonies funéraires dans la limite de 30 personnes sont autorisées et les établissements de culte peuvent rester ouverts pendant toute la durée du confinement d’après l’article 47 du décret du 29 octobre.

L’Union des Églises Protestantes d’Alsace et de Lorraine donne le « la »

Les fidèles et membres du clergé doivent donc de nouveau faire preuve d’imagination pour vivre leur foi à distance, sans risquer pour leur santé. Les messes virtuelles ont par exemple fait leur retour dans le diocèse de Perpignan-Elne où l’évêque Mgr Norbert Turini officie seul mais devant des centaines de fidèles réunis derrière leur écran.

En Alsace-Lorraine, l’Union des Églises Protestantes d’Alsace et de Lorraine (UEPAL) a quant à elle incité les paroisses protestantes mais aussi catholiques de la région à sonner les cloches chaque jour à 18h et le dimanche à 10h. Une rupture sonore dans ce quotidien confiné pour partager un temps de prière en direction des malades, des personnes endeuillées, des soignants et plus largement pour ceux qui souffrent en ces temps de pandémie. L’initiative n’est pas sans rappeler celle lancée par les évêques en mars dernier. L’épiscopat avait aussi appelé à faire tinter toutes les cloches du pays en raison de la fête de l’Annonciation célébrée lors du premier confinement.

Histoires de cloches

Ces rendez-vous successifs montrent aussi combien le patrimoine sonore reste important en France, pays des 36 000 clochers. Certes nous ne prêtons plus vraiment attention à l’Angelus ni au tintement des heures. Mais les cloches restent tout de même un repère temporel important pour la célébration d’événements religieux ou civils, dont la rythmique et les tintements sont reconnaissables entre mille. La sonnerie à la volée est la plus couramment choisie pour célébrer un événement telle que la Libération en 1945 ou plus récemment cet appel à la communion de prières en cette période de confinement. A ne pas confondre avec le glas – que l’on actionne lors de funérailles ou après un évènement dramatique, tel que l’incendie de Notre-Dame – ou le tocsin, qui a peu à peu disparu des usages depuis la Seconde Guerre mondiale. Cette sonnerie répétée et prolongée est destinée à signaler un évènement grave comme un incendie, une émeute ou une guerre, et remplacée à partir de 1948 par des sirènes appartenant au Réseau national d’alerte (RNA). Ce sont ces mêmes sirènes que vous entendez peut-être chaque premier mercredi du mois à midi, actionnées pour vérifier leur bon fonctionnement.

Une chaîne de prières sur les réseaux sociaux

Glas, tocsin, carillon (…), il n’y a pas que les cloches pour faire passer un message. A l’heure de l’ultra-communication, les réseaux sociaux restent peut-être encore le moyen d’atteindre le plus de monde. L’invitation à la prière de l’UEPAL a ainsi été relayée via le groupe Facebook #linstantcommunion qui marque chaque soir une pause, à travers une publication incitative.

 

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