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Bénédiction France, propager l’espérance ensemble !

Deux cents chanteurs, cent paroisses et plus de 90 000 vues sur Youtube. Bénédiction France a uni les voix d’églises et de communautés françaises pour bénir la France à la Pentecôte. 

Bénir la France et propager l’espérance ensemble, c’est la genèse du projet Génération France lancée depuis l’Angleterre. « Pendant le confinement, on avait notre culte en ligne, ils ont diffusé « UK Blessing » qui réunissait des chanteurs de 65 églises au Royaume-Uni (…) quand on a vu cette vidéo, on l’a trouvé prophétique pour le pays, très touché par le coronavirus » raconte le révérend Jean-Luc Sergent, pasteur de l’église anglicane St Barnabas Kensington – French Connect,  c’était une prière de bénédiction pour la nation et ma femme m’a dit, on doit faire la même chose pour la France ». Les réseaux sociaux prennent, en quelque sorte, le relai. « J’ai posté un message sur facebook en partageant la vidéo, rapidement en France, ça a pris. Nathan Lambert, pasteur de l’Eglise Fireplace m’a contacté et on a commencé à s’organiser. »

« Au début je me suis dit que je ne pouvais pas me lancer dans un nouveau projet avec le confinement, les enfants et le travail, et en regardant la vidéo, je me suis dit que c’était quand même formidable » souligne Nathan Lambert, pasteur à l’église Fireplace « je me suis dit que j’avais une place à prendre de par mon expérience, je connais pas mal de monde dans le milieu évangélique et le milieu pentecôtiste, j’ai rejoint cette petite équipe. »

Rapidement le projet est soutenu par des personnalités, Tim Hugues, pasteur anglican, connu pour sa conduite de louange, Olivier Giroud, footballeur professionnel les encouragent à se lancer !

Pour Jean Luc Sergent, « on a été poussé par l’Esprit Saint, tout cela a pris en quelques heures et puis c’est aussi la vocation de French Connect d’être un pont entre la France et le Royaume Uni ». « Ce projet, il rassemble quelque chose qui correspond à ce qui est dans le cœur de beaucoup de croyants déjà » poursuit Nathan Lambert, « c’est à la fois une mise en oeuvre d’une volonté d’unité au sein de l’Eglise mais il me semble qu’il a aussi un rôle de catalyseur pour aller plus loin dans le fait de travailler ensemble en tant qu’Église. »

En France, cents paroisses ont répondu à l’appel. Anglicans, protestants, pentecôtistes, catholiques, orthodoxes ont chanté cette bénédiction biblique, tirée du livre des Nombres (6, 24-26). « J’ai écouté les deux cents voix de ceux qui ont participé, je les ai rassemblé avec les mélodies pour que ça colle au chant. » explique Shayne MacLachlan, directeur musical du projet, « cette chanson m’a inspiré, j’ai quatre enfants, la maison c’est un peu un zoo dans le contexte actuel, quand je mettais la chanson, ça apaisait tout de suite ».

Le confinement, l’opportunité de rassembler ? « oui« , répond le révérend Nathan Lambert, « l’expérience du confinement, le fait de ne pas pouvoir se rassembler dans notre lieux de rencontre habituel, de développer beaucoup de choses en ligne, c’est de se dire que c’est aussi l’opportunité de vivre quelque chose ensemble. Y’a un vrai sens pour cette bénédiction, ça permet aussi de dire qu’une facette du message de l’Évangile c’est l’amour profond de Dieu et donc de son peuple ».

« Moi j’ai quand même un défi, ajoute Shayne MacLachlan, c’est que les chrétiens partagent cette vidéo autour d’eux pour que l’espérance, portée dans cette chanson, touche le plus de gens possibles. » Le talent de chacun fait aussi la force de Bénédiction France, les chanteurs sont anonymes,« ils représentent leurs paroisses, leurs communautés » souligne Nathan Lambert, « et puis le fait que la vidéo sorte à la Pentecôte, ça avait du sens aussi. La venue du Saint-Esprit est quelque chose qui fonde notre unité, nous sommes tous habités du même esprit mais la Bible parle du Saint-Esprit, comme l’esprit de communion. On s’est dit que célébrer l’Eglise, le jour de son « anniversaire » c’était un beau symbole. »

Pour ce qui est d’une suite, c’est en discernement. « Pourquoi pas proposer un message audible de l’Église, dans l’unité, pour les grands temps comme Noël ou Pâques » poursuit Jean-Luc Sergent,  l’objectif initial c’était de bénir les Français, de bénir le pays. »