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Avec son imprimante 3D, Anthony Seddiki fabrique des visières de protection pour nos soignants

Il fabrique des protections pour les soignants. Depuis le 18 mars, Anthony Seddiki s’est lancé dans la confection de visières de protection pour les soignants de son secteur grâce à une imprimante 3D. 

« Je me suis lancé dans la production parce que le personnel de santé n’a pas le matériel adapté », disait Anthony dans une vidéo.  Habitant à Brunoy dans l’Essonne, le jeune homme s’est lancé dans la fabrication de visières de protection anti-projection grâce à une imprimante 3D qu’il avait en stock. « C’est pour leur permettre de faire leur travail, le plus longtemps possible sans avoir peur d’être contaminé. (…) j’imprime la partie qui vient sur le front en 3D grâce à deux imprimantes que j’avais en stock et je pose une feuille plastifiée A4 », explique-t-il.

C’est par les réseaux sociaux qu’il a fait connaître son action. Depuis, il croule sous les commandes de personnels soignants. Et c’est la solidarité qui a pris le relais, grâce à un groupe Facebook, les Makers (bricoleurs numériques, ndlr) peuvent échanger les configurations, les réglages d’impressions, permettant, notamment à Anthony, un gain de temps. « Grâce aux réseaux sociaux, la production est plus rapide, il me faut désormais une heure pour confectionner un support de tête, ça permet aussi de centraliser les fichiers, des fichiers qui évoluent sans cesse pour optimiser la fabrication. Ça permet aussi à tout le monde d’y accéder en libre de droit ». Beaucoup ont décidé de rejoindre cet élan de solidarité,  « ça imprime de partout (…) des professionnels de l’impression se sont lancés dans des production en plus grande quantité. » explique Anthony.

Près de 200 visières ont déjà été livrées. Pour la logistique, des bénévoles ont accepté de prendre le relais et de livrer ces visières, « la police municipale de Yerres aident aussi à livrer autour de cette ville », rajoute Anthony. Ce père de famille n’a qu’une peur aujourd’hui, que la matière première vienne à manquer. « On utilise des bobines de filaments PLA, avec une bobine, on fait vingt visières. » Avec la fermeture des magasins de bricolages, la solidarité va devoir à nouveau faire des merveilles. Quant à remercier Anthony pour son initiative, il vous répondra toujours « merci surtout aux soignants ».