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Histoires de Noël : La toute première carte de vœux

Formuler ses bons vœux auprès de ses proches à Noël est une tradition héritée du Moyen-Âge. Quant à sa commercialisation à grande échelle, la pratique est déjà plus récente.

Blanche et rouge, en relief, floqué d’étoiles ou de flocons. Sur les présentoirs des papeteries, les cartes de vœux de fin d’année sont déclinées sous toutes leurs formes. Chaque année au moment des fêtes, il s’en vend plus de 50 millions en France.

Malgré l’explosion de la messagerie instantanée, la carte de vœux, témoin d’une autre époque a toujours la cote. Et que dire de cette époque ? Les premières cartes de vœux manuscrites circulent en Europe dès le 15e siècle, à l’époque de la Saint-Valentin (1415). Il aura fallu attendre 1843 pour que la pratique s’industrialise et se commercialise. Cette année-là, un inventeur anglais du nom d’Henry Cole se lasse de décliner à la main ses cartes de vœux à tous ses proches. Avec son ami, le peintre John Callcott Horsley, il imagine une lithographie, imprimable en milliers d’exemplaires. 

Trois ans plus tôt, ce fonctionnaire touche-à-tout, participait déjà à la réforme du système postal britannique et contribue à la création de l’”Uniform Penny Post”. Cette réforme permet notamment l’affranchissement des lettres à un penny. Noël étant une période particulièrement chargée pour les Cole, avec l’accumulation de courrier sans réponse, il lui fallait trouver une solution rapide et efficace. Grâce à l’industrialisation des techniques d’impression et aux nouveaux services postaux, il simplifiait l’envoi des messages de Noël, à moindre coût et à grande échelle.

Six pence pour la version en noir et blanc

Deux cartes ont alors été éditées. L’une en noir et blanc, l’autre en couleur. Elle représente une famille de l’époque victorienne réunie autour de son festin de Noël, levant son verre de vin plein, introduisant ce message : “Joyeux Noël et une bonne année à vous”. Pour s’offrir cette carte en noir et blanc, l’expéditeur devait alors débourser six pence. La version colorée à la main coûtait quant à elle un shilling, une somme considérable à l’époque.

Cette carte est l’un des 1000 exemplaires à avoir traversé les siècles, prenant toujours un peu plus de valeur. En 2001, une carte, signée et envoyée par Henry Cole lui-même à sa grand-mère et à sa tante, a été vendue au prix record de 22 500 £ aux enchères à Devizes, dans le Wiltshire. L’un des derniers exemplaires restants est aujourd’hui exposé au musée Charles Dickens de Londres. Il rappelle combien l’idée moderne de Noël et ses traditions associées datent de cette période faste en inventions. Période durant laquelle l’écrivain Charles Dickens présente aussi son “Chant de Noël” dans le monde entier.

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