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Père Nicolas Buttet : nous sommes appelés à la révolution de l’Amour

« Oser dire oui et choisir la vie », marcher à la suite du Christ et faire la révolution de l’Amour, le père Nicolas Buttet a interpellé les jeunes des JMJ Panam’.

Une thématique des JMJ Panama, « c’est l’interpellation que fait l’Esprit à l’Eglise et aux chrétiens : « est-ce que oui ou non tu veux être serviteur ? Est ce que oui ou non tu veux t’engager ? Est-ce que oui ou non tu veux te mettre en route et avancer ? ». Le père Buttet invite les jeunes à ne pas être « seulement les spectateurs passifs d’une aventure extraordinaire qui a été celle des Saints et des Saintes depuis 2000 ans. Celle de l’Eglise qui annonce l’Evangile et des témoins sur le terrain mais que chacune et chacun se sentent vraiment interpellés, et particulièrement les jeunes, à dire un oui résolu et clair au Seigneur pour devenir ces instrument, que Dieu veut ! »

Rappeler aux jeunes qu’il y a un vrai oui à dire à l’image de la Vierge Marie est capital, « Dieu respecte profondément notre liberté et s’il n’y a pas ce « oui » ,Dieu ne rentre pas par effraction dans nos vies, nos existences. Il va attendre qu’on lui donne cette disponibilité de se servir de nous. Il est doué avec des personnes un peu difficile et il sait faire des choses magnifiques. A l’image de St Maximilien Kolbe qui disait être un vieux balai et qu’un coup de pinceau de la Vierge Marie pouvait faire de ce vieux balai, un beau tableau. « On peut dire non, mais je crois que la tentation la plus subtile c’est d’hésiter et de retarder la réponse. Et je disais : « si par exemple, on est en hiver, qu’on est dans lieu très froid et que l’on veut rentrer dans une maison et bien il faut dire « oui je veux rentrer ». On peut aussi dire non, et puis on peut dire : j’hésite, je reste dehors. Finalement on va se geler dehors sans avoir dit « ni oui ni non » et peut-être même en disant très clairement, je n’ai pas dis non. Le morceau de glace devant cette porte et bien c’est cette personne qui n’a pas dit non et qui pourtant est resté dehors sans avoir dit oui. Je crois que c’est une tentation subtile aujourd’hui de ne pas oser dire ce « oui » pour vraiment faire ce que Dieu veut faire et amener ce que le pape Benoît XVI avait dit mais que le pape François a repris à son compte : faire une révolution d’amour dans ce monde ».

Notre monde est fasciné par l’esthétique, par la culture du provisoire, le refus de s’engager, le père rappelle que l’éthique et le religieux ne doivent pas être mis de côté :

Dans la marche à la suite du Christ, nous sommes plus cochon que poule !

« Pour faire une ommelette au jambon, il faut des œufs et du jambon » explique le Père Nicolas Buttet,  « deux animaux sont donc nécéssaires, la poule et le cochon mais l’un et l’autre ne sont pas concernés de la même manière. La poule est concernée par l’omelette parce qu’elle produit des œufs, le cochon est profondément impliqué puisque le jambon qu’il donne, il n’y en aura pas deux après. Et je me dis quelques fois, dans cette image assez parlante, qu’on peut s’engager dans la vie à la suite du Christ en dilettante comme une poule qui pond des œufs mais Dieu nous appelle plutôt à livrer notre vie comme le petit cochon et à mettre tout notre être, notre âme et nos corps dans cette extraordinaire aventure et donc il y a comme une redition sans retour, un don de soi totale.

Ce sont les paroles du Christ aussi, un peu radicales : «  si quelqu’un qui veut marcher à ma suite, ne prend pas sa croix, qu’il ne renonce pas à lui-même et à tout ce qu’il a, il n’est pas digne de ce Royaume. Vraiment je crois que nous sommes appelés à être plus petit cochon que poule dans ce magnifique festin que Dieu veut faire pour notre monde ».

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