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Panama, pirate des Caraïbes et héritage américain !

Conquistadors, pirates, domination américaine, c’est l’ancienne ville de Panama qui illustre l’histoire de ce pays qui fêtera, cette année, ses 500 ans. Visite guidée avec Arturo Guzman Navarro au micro de Marion Bastit.

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Capitaine Henry Morgan

Les Journées Mondiales de la Jeunesse sont aussi synonyme de culture ! Pour apercevoir les ruines de l’ancienne Panama, il vous faudra un masque et un tuba. Engloutis sous la végétation, le long de la côte, il reste encore quelques vestiges à commencer par un petit fortin nommé « la Nativité », chargé de protéger la côte ouest de la ville. « C’était le début de l’ancienne ville de Panama » explique l’universitaire Arturo Guzman Navarro, « Panama a été la première ville de la côte pacifique de l’Amérique fondée par des Européens. Panama a été le point de départ de toutes les explorations du continent américain par la façade pacifique. »

Fondée le 15 août 1519 par le conquistador Pedro Arias Davila et une centaine d’habitants. « Cela fera donc 500 ans cette année » souligne l’historien. En 1661, c’est au pirate Henry Morgan (un rhum porte son nom, le Captain’ Morgan), un des plus célèbres pirate boucanier et terreur des Caraïbes, que l’on doit sa destruction.
Panama sera reconstruite, huit kilomètres plus loin, sur une péninsule. Coeur historique aujourd’hui de la capitale, bordé par les « demeures coloniales classées au patrimoine mondiale de l’Unesco, le quartier est actuellement en rénovation », à l’exception de la cathédrale basilique de Sainte Marie, les travaux étant finis depuis août dernier.  Reconnaissable par ses « deux tours blanches et son toit incrusté au nacre, elle sera inaugurée par le pape lui-même ». 

280px-Panama_Catedral_MetropolitanaLa visite se poursuit, en remontant le canal, « l’architecture qui existe ici, dans l’ancienne zone du canal est une architecture californienne. C’est quelque chose d’unique en Amérique Latine » explique Arturo Guzman Navarro, « un héritage laissé par les Etats-Unis. Toutes ces maisons abritaient des soldats, des familles étasuniennes. »  « C’est d’ailleurs au coeur de cette zone que le Cerro Ancon, colline boisée, que  flotte un gigantesque drapeau panaméen en mémoire d’une bataille qui remonte à 1964 » souligne Marion Bastit.

Si vous partez au sud de l’Île, il vous faudra passer par la chaussée d’Amador, étroite bande de terre de deux kilomètres de long. Ancien fort militaire, aujourd’hui c’est une zone d’activité économique. »C’est un remblais qui unit trois îles: Naos, Perico et Flamenco. Ce que l’on a utilisé pour construire cette chaussée, c’est la matière issue du creusement du canal de Panama. Sous domination américaine, c’était un fort militaire. » décrit l’universitaire. C’est aussi selon lui, « un point de vue extraordinaire sur ce qu’est la nouvelle ville de Panama ». Sacrée visite !