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Du baptême à la tentation, il n’y a qu’un désert !

Qasr el-Yahoub, Wadi Al-Qelt, deux noms liés au désert, incontournables pour un pèlerinage.

Le Jourdain, signe de la Terre Promise ! Vers 1200, les tribus israélites, sous la conduite de Josué, vont le traverser après un long exode dans le désert, le faisant fleuve sacré. Chez les chrétiens, s’il n’est pas fleuve sacré, il a son importance puisque Jean le Baptiste va baptiser Jésus dedans et même si les archéologues et historiens ne savent pas précisément où, c’est Qasr el-Yahoub que les Israéliens et Jordaniens retiendront comme lieu de baptême. Qasr el-Yahoub, en arabe, c’est le « château du Juif », raison pour laquelle le site est situé à cet endroit sur le cours inférieur du Jourdain, à l’est de la ville de Jéricho au sud du pont Allenby. Aujourd’hui les pèlerins se succèdent pour toucher le Jourdain, remplir une bouteille, quant à ceux qui se baladent en aube blanche, beaucoup sont orthodoxes et viennent « confirmer » leur baptême.

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Qasr el-Yahoub, c’est aussi dans le désert de Judée dont la frontière orientale est marquée par le Jourdain. Désert où Jésus se retira 40 jours : « Jésus, après son baptême, fut conduit au désert par l’Esprit pour être tenté par le démon. Après avoir jeûné quarante jours et quarante nuits, il eut faim. Le tentateur s’approcha et lui dit : « Si tu es le Fils de Dieu, ordonne que ces pierres deviennent des pains. » Mais Jésus répondit : « Il est écrit : Ce n’est pas seulement de pain que l’homme doit vivre, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu. » (Mt 4)

Ce désert magistral, hypnotisant, a des sommets gourmands quand le soleil est haut, bleuâtres quand vint la nuit. Vos yeux se perdent dans l’immensité, cherchant peut-être un signe. Les pèlerins ne sont pas obligés de rester au lieu d’observation puis-qu’aujourd’hui le désert est parfaitement cartographié, les chemins de randonnées permettent de se plonger dans les failles et les roches qui fourmillent dans ce lieu. Et si vous passez par le Wadi Al-Qelt, une des plus célèbres gorges du désert, arrêtez vous chez les grecs orthodoxes du monastère de Saint-Georges-de-Koziba. Bâti au 4 ème siècle et détruit pendant l’invasion perse de 614, le monastère restera en ruine et inoccupé pendant 500 ans. Aujourd’hui il est habité et réputé !

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