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Que s’est-il passé à Gaza ces derniers jours ?

Ces derniers jours, il y a eu un regain de violence dans la bande de Gaza. La situation s’est dégradée entre le Jihad Islamique et Israël. Le 16 novembre, c’est le Hamas qui est visé par les tirs de roquettes israéliens.

Echanges de missiles suite à un assassinat ciblé

C’est l’assassinat ciblé de Baha Abu Al-Ata, haut commandant du Djihad, tué avec son épouse dans la nuit du 11 au 12 novembre, qui a déclenché une salve de missile contre Israël. Sur les 250 missiles envoyés par le Jihad Islamique, une centaine seulement ont été interceptés. Les roquettes ont explosé sur une autoroute du sud, embrasé une usine et détruit plusieurs maisons.
« Baha Abu Al-Ata était responsable de plusieurs attaques terroristes, de tirs de roquettes sur l’État d’Israël ces derniers mois et avait l’intention de perpétrer des attaques imminentes », a affirmé le Premier ministre Benjamin Netanyahou.

Cette séquence de violence a été la plus meurtrière à Gaza depuis des heurts entre soldats israéliens et civils palestiniens ayant fait environ une soixantaine de morts le 14 mai 2018, jour de l’inauguration à Jérusalem de l’ambassade des Etats-Unis.

 

Bombardement sur les positions du Hamas

L’armée israélienne tient le Hamas pour responsable de toutes les attaques depuis cette enclave. Elle a riposté dans un premier temps seulement sur les positions du Jihad islamique. Une distinction qui n’a pas échappé à la presse locale et internationale.

Mais, le samedi 16 novembre, l’armée israélienne vise dans la bande de Gaza, des positions du Hamas, mouvement islamiste palestinien, resté à l’écart cette semaine d’affrontements avec Israël.

Le Hamas et Israël se sont livré trois guerres dans l’enclave depuis 2008. Le Hamas, contrairement au Jihad islamique, avait approuvé une trêve négociée par l’entremise de l’ONU, de l’Égypte et du Qatar.

 

Washington ne juge plus les colonies contraires au droit international

Lundi 18 novembre, le chef de la diplomatie américaine des États-Unis, Mike Pompeo, a annoncé devant la presse que « l’établissement de colonies de civils israéliens en Cisjordanie n’est pas en soi contraire au droit international ». Ces occupations de Territoires palestiniens sont jugées illégales par l’ONU et une grande partie de la communauté internationale.

Il a également fait valoir que cette décision ne préjugeait pas du « statut final » de la Cisjordanie, dont le sort dépendra de futures négociations entre Israéliens et Palestiniens, rendues très hypothétiques par un processus de paix au point mort. L’administration Trump tarde d’ailleurs à dévoiler son propre plan de paix, rejeté par avance par les Palestiniens.

La décision américaine pourrait être interprétée comme un nouveau coup de pouce à Benjamin Netanyahu, qui a proposé d’annexer une partie des colonies de Cisjordanie occupée, au moment où les partis israéliens mènent de difficiles tractations pour former un gouvernement.

 

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