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Où va le Royaume-Uni ?

Les élections du 12 décembre permettront-elles de clarifier l’avenir du Brexit ? Une majeure passée sous silence : l’immigration.

Un pari risqué pour Boris Johnson. Il a donc fini par obtenir les législatives anticipées qu’il demande depuis des semaines. Indispensable pour retrouver une majorité, ce scrutin s’annonce aussi, pour le Premier ministre britannique, comme un pari risqué.

En cas de victoire, Boris Johnson aurait les mains libres pour faire adopter l’accord de l’UE qu’il a obtenu à Bruxelles. Mais dans un contexte  très mouvant, l’opposition pourrait s’unir pour faire dérailler sa stratégie, voire remettre en cause le Brexit.

Ces élections se tiendront quelques semaines avant la date prévue pour le divorce, le 31 janvier. Ayant réussi à renégocier l’accord de sortie, Boris Johnson compte faire campagne sur la mise en œuvre le Brexit.

Les débats en cours font oublier la spécificité du Royaume-Uni. C’est une royauté démocratique  de 66 millions d’habitants avec un PIB un peu supérieur à celui de la France, une monnaie qui reste la livre avec des particularités économiques et géopolitiques spécifiques, avec un non-dit : l’immigration pourtant omniprésente.

1- Que dit l’économie britannique ?

Une production d’hydrocarbures couvrant les trois-quarts des besoins énergétiques nationaux.

Des secteurs de pointe dans l’aéronautique, la pharmacie, l’automobile, …

Des services financiers de portée internationale.

Un régime fiscal compétitif et attractif.

Une dette publique élevée qui, avec celle des ménages, s’élève à 124% du revenu disponible.

Une faible productivité et un déficit de formation ne favorisant pas l’innovation.

Des disparités régionales entre Londres, le Sud-Est, et le reste du pays, notamment en matière d’infrastructures, de transport et d’énergie.

2- Que dit la géopolitique interne au Royaume-Uni ?

Elle touche d’abord les problèmes internes du Royaume-Uni avec les questions de l’Ecosse et de l’Irlande du nord. En Ecosse, qui compte  environ cinq millions d’habitants, un premier référendum avait rejeté l’indépendance, mais un récent sondage montre qu’une légère majorité y serait maintenant favorable. L’histoire ne peut-elle oublier l’exécution de Marie Stuart par Elisabeth 1er ?

Le cas de l’Irlande du nord est différent. Sa population frise les deux millions, partagés entre catholiques et protestants, mais en affrontement permanent. En 1998, un accord a été conclu entre les deux partis, et en 2007 un accord de gouvernement a été passé. Mais les conflits ont laissé des traces sociologiques profondes dans la vie culturelle et politique  Les divisions entre les deux communautés sont encore très fortes et très présentes.

Une autre question reste fort délicate : les rapports avec une Irlande foncièrement européenne. Comment résoudre les rapports frontaliers ?

3- Comment résoudre la question migratoire ?

Calais, avec ses candidats à une installation de l’autre côté de la Manche, a fait l’actualité et continue de la faire. Que décideront les gouvernants des deux pays ? C’est peut-être la première explication du Brexit.

Espérons que les élections du 12 décembre permettront de donner une réponse aux crises en cours. Militons pour retrouver l’alliance historique franco-anglaise.

Commentaires

  1. « L’UNION FAIT LA FORCE » !!! IRLANDE – ECOSSE – ANGLETERRE –

    LA SOLIDARITÉ EUROPÉENNE NOTAMMENT FRANCE,ALLEMAGNE,ITALIE, …, RISQUE D’AFFECTER LES BONS VINS, BONNES BIERES, BONS WHISKYS. !!!

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