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Les vérités  2019 – Rome, Madrid, le Vatican, Londres, Paris : crises économiques, politiques et sociales  

Ces crises graves menacent l’Europe. Retrouvons lucidité et détermination.

 La crise diplomatique entre la France et l’Italie a certes marqué l’actualité, mais elle semble résolue, alors que cinq capitales  doivent faire face à de graves crises internes.

1- L’Italie. La rencontre entre le vice-président du Conseil Luigi Di Maïo et des gilets jaunes avait entrainé une crise diplomatique avec Paris et le rappel de notre ambassadeur. Il est retourné à Rome, mais a marqué les convergences existant entre le mouvement Cinq Etoiles et nos gilets jaunes. Emmanuel Macron et son homologue Sergio Mattarella, qui se sont parlé mardi par téléphone, ont « dit à quel point l’amitié entre la France et l’Italie était importante, à quel point les deux pays avaient besoin l’un de l’autre», selon un officiel français.

Les élections européennes n’ont pas encore eu lieu alors que le leader de la Ligue et celui du Mouvement 5 étoiles voudraient fédérer autour d’eux des populistes de toute l’Europe pour faire un groupe parlementaire à Strasbourg, pour modifier les équilibres politiques et casser l’alternance entre les sociaux-démocrates et le Parti populaire Européen, le PPE, qui régit l’Europe. «L’objectif de Matteo Salvini est que les partis traditionnels ne puissent atteindre une majorité sans les populistes», analyse Giovanni Orsina, à l’université Luiss à Rome.

Mais la politique ne doit pas masquer les problèmes sociaux et financiers : la Ligue du Nord visant son autonomie sinon son indépendance, le chômage des jeunes, (30% de la population), la dette toujours à 130% du PIB.

2- L’Espagne. Pays ingouvernable interroge Le Journal du Dimanche ? Le Premier ministre socialiste Pedro Sanchez annonce des élections  pour le 28 avril  après le rejet de son budget. La Droite est annoncée gagnante mais pour combien de temps ? Et pour la Catalogne, quel avenir ?

3- Le Vatican. Il réunit  un sommet pour traiter des abus sexuels et de la pédophilie. En France la conférence des évêques déplore des actes ignobles et estime qu’on ne peut plus rejeter la faute. Une crise grave pour l’église catholique. Le pape François a défroqué l’ex-cardinal américain Theodore Mac Carrick, 88 ans, accusé d’abus sexuels il y a près d’un demi-siècle : une première historique qui conclut une spectaculaire descente aux enfers d’un prélat jadis très influent. C’est la première fois dans la longue histoire de l’Eglise catholique qu’un cardinal est défroqué pour des motifs d’abus sexuels.

4- Londres et le Brexit. Une nouvelle défaite pour Theresa May. Jeudi 14 février, la Chambre des communes a rejeté la motion de la première ministre britannique,  visant à confirmer que les députés soutiennent « l’approche de quitter l’UE exprimée par cette chambre le 29 janvier et notent que les discussions entre le Royaume-Uni et l’Union Européenne sur le filet de sécurité nord-irlandais se poursuivent ».

Fragilité des soutiens à Theresa May : 303 députés ont voté contre sa motion, 258 l’ont soutenu et 67 conservateurs se sont abstenus. Où va le Royaume-Uni ?

5- Paris. Note gouvernance doit faire face à trois crises : les gilets jaunes, l’antisémitisme avec l’affaire Finkielkraut, les problèmes économiques.

– Les gilets jaunes : depuis plusieurs mois, les défilés se succèdent mais s’affaiblissent. Que sortira-t-il des multiples débats en cours ? On ne le sait pas, mais une certitude : le referendum d’initiative populaire sera écarté.

– L’antisémitisme révélé par le scandale Finkielkraut. Il est issu de la montée de l’islamisme en France : cette montée est croissante et malheureusement visible chaque semaine dans nos églises dévastées.

– Les problèmes économiques. Quand osera-t-on débattre de nos vrais défis ? On ne peut distribuer que ce que l’on a produit. Notre industrie ne représente que 12% du PIB contre 24% dans une Allemagne pouvant distribuer des excédents budgétaires ! Voilà l’exemple et non un ISF n’existant nul part au monde.

L’Europe et la France étant en crise, l’espérance c’est quoi ? C’est accepter et faire connaître les vérités géopolitiques et macro-économiques, pour y faire face.

Nos exemples ne sont pas les Chamberlain et Daladier de 1938, mais les Churchill et De Gaulle de 1940. Retrouvons courage et lucidité.                      

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