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Les vérités  2019 – L’Italie est avec Rome la mère de notre civilisation et le Vatican la capitale des catholiques. Il faut mettre fin à la crise politique larvée et financière du pays

Pays fondateur de la Communauté économique européenne, l’Italie n’a jamais ressenti autant d’hostilité envers l’Europe. Sortis globalement vainqueurs du scrutin du 4 mars dernier, les deux partis qui gouvernent ont inscrit, chacun dans leur programme, une mesure radicale envers l’Europe.                     

Le Mouvement 5 étoiles (M5S) promettait un référendum sur l’adhésion à l’euro et la Ligue annonçait carrément une sortie de l’UE. Dans le contrat de gouvernement élaboré par les deux formations, l’Europe a néanmoins recouvré quelques couleurs. Les équipes dirigées par les deux leaders, Luigi Di Maio – devenu ministre du Travail – et Matteo Salvini – nommé à l’Intérieur, se sont accordées sur une formule en deçà de leurs positions initiales.

Les partenaires se sont engagés pour un renforcement du pouvoir du Parlement européen.

Les données économiques et financières ne permettent pas des politiques démagogiques. Que dit, en effet la Coface ?

– Dette publique encore élevée (132% du PIB), position extérieure nette très négative.

– Dualité du marché du travail, taux de chômage élevé.

– Contingent important de petites entreprises peu productives.

– Paysage politique morcelé, unité du pays fragilisée par la poussée autonomiste.

– Disparités régionales.

– Faible efficacité administrative.

L’Italie est à la peine. Croissance nulle voire récession, chômage. La situation économique de la péninsule est préoccupante. Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a d’ailleurs exprimé son inquiétude : « les problèmes de l’Italie vont continuer à augmenter« . L’Italie est  même entrée en récession au second semestre 2018, avec un recul de son Produit intérieur brut (PIB) de 0,1%.

L’Italie affiche ainsi le taux de chômage le plus élevé de la zone euro, derrière la Grèce (20,8%) et l’Espagne (16,2%), largement au-dessus de la moyenne européenne (7,8%). Et l’OCDE s’attend même à une hausse à 12,1% en 2020, selon un rapport présenté à Rome.

Le président du Conseil réclame la fin des dissensions entre la Ligue de Matteo Salvini et le M5S de Luigi Di Maio, les deux partis qui forment la coalition au pouvoir. Se serait-il lancé dans une mission impossible? Après un silence, depuis les élections du 26 mai qui ont vu la défaite cuisante de son camp, le Mouvement 5 étoiles, allié il y a tout juste un an avec la Ligue, s’est exprimé à quelques semaines du lancement probable par la Commission européenne d’une procédure pour endettement public excessif, pouvant déclencher une brutale réaction des marchés financiers.

Le mouvement a déclaré : «Je suis prêt à aller de l’avant, à mener avec détermination la deuxième phase de nos réformes, qui doit rendre l’Italie plus forte, car les Italiens ont confirmé leur confiance au gouvernement du changement, même si les rapports de force à l’intérieur de la majorité ont changé à l’issue de ces élections.

Espérons une prise de conscience dans ce pays qui bénéficie d’atouts importants :

– Sur le plan industriel, le rapprochement, même manqué entre Fiat et Renault, montre qu’il existe une base industrielle solide.

– Sur le plan touristique, outre l’attirance de ses côtes, n’oublions pas que le pays dispose des deux tiers des merveilles mondiales. Pensons aussi à Rome, au Vatican, à Florence, à Venise, à Naples, à Pompéi, etc…

Le présent de l’Italie est sombre, le futur veut s’appeler espérance.