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Les vérités 2019 – Le Brexit : confusion en Grande Bretagne, confusion en Europe

Blocage des frontières le 29 mars ? Les sujets oubliés : l’immigration, la montée de l’économie asiatique, l’isolationnisme américain. Rechercher une Europe unie et forte reste une priorité géopolitique.

Il est « hautement probable » que le Parti travailliste soutienne un amendement déposé par la députée Yvette Cooper afin d’empêcher une sortie sans accord du Royaume-Uni et de l’Union européenne, a déclaré un des principaux responsables

de l’opposition.

L’amendement Cooper donnerait jusqu’au 26 février à la Première ministre Theresa May le délai pour faire ratifier un accord de Brexit par la Chambre des communes. Passé ce délai, et faute d’accord, le Parlement devrait voter sur l’opportunité de demander à l’Union européenne un report de la mise en œuvre de l’article 50 du traité européen, fixant au 29 mars la date du Brexit.

Tenue de présenter un « plan B » après le rejet massif par la Chambre des Communes, le 15 janvier, de son projet d’accord de divorce avec l’UE, Theresa May s’est bornée à déclarer aux parlementaires qu’elle chercherait à arracher de nouvelles concessions aux Européens, en se montrant davantage à l’écoute des élus.

Le gouvernement britannique travaille donc à la mise au point des requêtes auprès de l’Union européenne pour sortir de l’impasse sur le Brexit, a déclaré mardi le ministre chargé du retrait britannique de l’UE, Stephen Barclay.

Interrogé sur les propositions spécifiques que Londres entendait formuler, Stephen Barclay a répondu: «  Nous y travaillons dans le cadre de notre exercice d’écoute. » L’opposition travailliste a déposé un amendement qui contraindrait le gouvernement à laisser aux élus le temps d’examiner plusieurs options sur le Brexit, y compris celle d’un second référendum.

Les députés des Communes se réunissent le 29 janvier pour débattre et voter sur de nouvelles mesures sur le Brexit.  Le ministre britannique du Commerce Liam Fox va profiter de son passage de deux jours au Forum économique mondial de Davos pour discuter avec ses homologues du renouvellement de leurs accords commerciaux après la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne.

A un peu plus de deux mois de la date fixée pour le Brexit, aucun consensus n’a encore émergé à Londres sur la manière, ni même l’opportunité de mener à bien ce retrait. Le ministre anglais a déclaré qu’il espérait conserver une quarantaine d’accords commerciaux conclus par l’Union européenne avec des pays tiers au moment du divorce, mais le Financial Times a rapporté qu’aucun ne serait prêt d’ici au 29 mars. Le gouvernement britannique a déjà signé des accords post-Brexit avec l’Australie et la Nouvelle-Zélande. Des rencontres avec des représentants de Corée du Sud, de Hong Kong, du Canada, de Colombie et d’Israël sont prévues.                                 Le Brexit a aussi un motif masqué : l’immigration avec la France en première ligne. Rappelons deux évidences. Le tunnel sous la Manche qui relie les deux pays et Calais où se regroupaient et où se regroupent toujours les candidats à une entrée en Grande Bretagne.

1- Démographie et  immigration sont donc deux majeures géopolitiques de notre époque, mais elles sont le plus souvent interdites de débat. L’Europe est divisée sur ce sujet, avec la Pologne et l’Autriche en première ligne. Aux Etats-Unis la question migratoire constitue une majeure pour Donald Trump.

2- La montée de l’économie asiatique est une autre donnée incontournable. La Chine se situe désormais en numéro deux mondial derrière les Etats Unis et le Japon n’hésite pas à juger Carlos Ghosn. Là encore une Europe unie est nécessaire en recherchant en outre un rapprochement avec la Russie.

3- Troisième défi : l’isolationnisme américain. Pour Donald Trump, l’Europe n’est plus un allié prioritaire mais un concurrent et l’OTAN est en sursis.

Le XXIème siècle n’est pas le successeur géopolitique du XXème.

Militons pour une Europe unie, et défendons nos valeurs, à commencer par notre civilisation chrétienne.