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Les vérités 2019 – L’Allemagne : leader économique de l’Europe affaiblie par la crise du Brexit.

Face à cette crise écoutons une leçon du passé toujours actuelle, avec Abraham Lincoln, et refusons le risque d’un Frexit.

 Berlin annonce un budget en excédent : excédent qui sera distribué : quelle leçon pour les pays en crise de notre Europe et qui ferme les yeux lorsque l’on parle de données chiffrées majeures. Analysons-les.

– Le PIB industriel source majeure de la richesse d’un pays. Avec 30% du PIB, (12% en France), l’industrie allemande représente environ 6,5 % des échanges mondiaux, ce qui fait de la R.F.A. la troisième puissance commerciale mondiale. Elle enregistre depuis plusieurs années d’importants excédents, près de 250 milliards d’euros. La Chine est le premier partenaire, devant les États-Unis et la France. Les exportations portent sur les domaines de pointe de : automobile, machines-outils, industries chimiques et pharmaceutiques en particulier.

Le dynamisme industriel repose sur un réseau dense de petites et moyennes entreprises qui bénéficieent d’une compétitivité restaurée par les réformes du marché du travail, engagées sous par Gerhard Schröder. Ce dynamisme tient aussi à la configuration des relations entre entreprises et partenaires sociaux, désignée sous le terme de « cogestion », avec un système de formation professionnelle en phase avec les besoins des entreprises.

– La dépense publique. Elle représente 47% du PIB (57% en France). C’est un montant raisonnable qui ne nuit pas à la qualité des services  de l’Etat. Quant à la dette, elle s’élève à 58% du PIB et répond donc à la norme de la Commission européenne. Avec un taux de 4%, le plein emploi est assuré.

A une époque où les idéologies ressurgissent dans nos sociétés, il est intéressant de constater que l’Allemagne applique les concepts énoncés par un homme politique unanimement respecté : Abraham Lincoln. Rappelons-les.

1- Vous ne pouvez pas créer la prospérité en décourageant l’épargne.

2- Vous ne pouvez pas donner la force au faible en affaiblissant le fort.

3- Vous ne pouvez pas aider le salarié en anéantissant l’employeur.

4- Vous ne pouvez pas favoriser la fraternité humaine en encourageant la lutte des classes.

5- Vous ne pouvez pas aider le pauvre en ruinant le riche.

6- Vous ne pouvez pas éviter les ennuis en dépensant plus que vous ne gagnez.

7- Vous ne pouvez pas  forcer le caractère et le courage en décourageant l’initiative et l’indépendance.

8- Vous ne pouvez pas aider les hommes continuellement en faisant pour eux ce qu’ils devraient faire eux-mêmes.

Ces huit propositions énoncées dans les années 1860 restent d’actualité et devraient servir de chartre pour tous les pays démocratiques. En ce qui concerne notre Europe, si ces propositions  sont reconnues par certains, elles sont combattues par d’autres. L’Allemagne et les pays nordiques les appliquent, alors que dans les pays latins une partie des populations les rejette et les combatte. Le Brexit est un triste exemple avec un Royaume Uni déchiré par les divisions.

La banque centrale européenne est située à Francfort : c’est davantage qu’un symbole pour l’Euro, monnaie certes européenne, mais dépendante d’une volonté allemande voulant montrer où se situe l’exemple d’une bonne gestion et le vrai rapport de force géopolitique.

La supériorité économique, outre-Rhin, a pris la place de sa supériorité militaire. La France doit en tirer la leçon : non à la démagogie, non à 40 ans de déficit, avec, en priorité, la reconstruction de notre industrie et le refus de la démagogie populiste.