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Les vérités  2019 – L’Algérie en crise : crise politique avec un Bouteflika paralysé toujours président, crise démographique avec 42 millions d’habitants, dont 20 millions de jeunes,  souvent candidats à l’émigration

Un président muet et paralysé se présentant à un cinquième mandat : cela n’a pas de précédent historique.

La jeunesse, dont 40% sont chômeurs, n’accepte pas cette situation. Les étudiants ont répondu présents, dans de nombreuses villes  à l’appel d’une « mobilisation calme et pacifique, loin de toute association ou parti politique », selon des consignes lancées sur les réseau sociaux. : « Algérie, libre et démocratique» », ont scandé les jeunes Algérois, reprenant les slogans entendus les jours précédents.

 « Nous manifestons pacifiquement pour dire non au cinquième mandat », explique Anas, étudiant en cinquième année à l’ENP. « Je suis inscrit et j’irai voter, même si Bouteflika se représente. Si nous, les étudiants et le peuple, avons décidé qu’il ne serait pas président, il n’y aura pas de fraude possible, quant au résultat », est convaincu ce manifestant. Au même moment, des journalistes de la radio nationale protestent contre la censure devant le siège de la radio algérienne.

Des rassemblements ont aussi été observés à Oran et Tiaret dans l’Ouest, ainsi que dans les universités de Béchar et d’Adrar, dans le sud du pays.

Les oligarchies qui dirigent  le pays sous l’égide de Bouteflika gèrent les productions et les exportations de pétrole, principales ressources du pays.

L’Algérie compte donc aujourd’hui  42 millions d’habitants, alors qu’elle n’en comptait que 10 millions en 1960, lorsqu’elle acquit l’indépendance, et la population  du pays s’accroit d’un million chaque année.

Quel est le PIB du pays ? Il s’élève à 200 milliards de dollars, soit moins du dixième de celui de la France, pour une population qui est les 2/3 de la nôtre. Son PIB par habitant la situe en conséquence au centième rang mondial. On peut comprendre, que pour l’Algérien nous représentons un pays de Cocagne, surtout pour une jeunesse trop souvent sans emploi.

Plus grave, les réalités financières ne permettent plus de maintenir le niveau élevé de dépenses publiques des dix dernières années, qui vident les caisses de l’Etat.

Malgré les promesses des gouvernants de faire des réformes et de rééquilibrer les finances publiques, la paralysie politique a fait obstacle à tout changement..

En dépit de la hausse du cours du pétrole, la crise pourrait frapper le pays dès 2019 et s’ajouter aux tensions entourant la présidentielle, avertissent  de nombreux économistes. Or l’analyse géopolitique rend en effet  difficile la prospective concernant, même le proche avenir.

Prenons l’hypothèse d’un soulèvement de la jeunesse comme celle de 1968 en France : il s’est terminé par des élections triomphales pour le général de Gaulle et par un référendum négatif pour lui l’année suivante.

Concernant l’Algérie, Bouteflika reste pour les anciens une figure tutélaire de la révolution  et de l’indépendance. En cas de troubles son image ne serait-elle pas un recours ?

Mais un autre scénario est possible : un effondrement économique entrainant une émigration massive, avec la France comme premier objectif. Une ruée que nous ne sommes pas en mesure d’accueillir.

C’est un scénario que ni la France ni l’Algérie ne peuvent admettre.

– La France. Elle assimile difficilement les immigrés qu’elle a déjà reçus et les écritures nous préviennent : « l’enfer est pavé de bonnes intentions ».

La Méditerranée est une frontière naturelle qu’il nous est facile à maintenir. Bien entendu, il n’est pas question de ne rien faire, mais  notre aide doit être différente en aidant à la réforme économique et sociale du pays.

– L’Algérie. Elle doit recevoir une forme de plan Marshall pour l’aider à devenir une démocratie moderne et efficace. C’est ce  qu’attend la jeunesse du pays.

Notre ancienne colonie dispose de richesses naturelles qui facilitent la révolution  sociale, économique et culturelle indispensable.

En conclusion, préparons et soutenons des actions géopolitiques avec la même vision gaullienne de 1960.