le direct Musique sacrée

Les vérités 2019 – La Suisse : Etat fédéral trop souvent oublié. Modèle réduit, certes, mais un modèle de réussite économique et social pour l’Europe.

La superficie de la Suisse est de 41 285 km2. Sa population  est de 8 millions d’habitants et se concentre dans les grandes villes. Zurich et Genève sont deux importants centres économiques et même mondiaux.       

Le pays a une tradition de neutralité politique et militaire et n’a rejoint les Nations unies qu’en 2002, mais sa gouvernance poursuit une politique étrangère active et s’implique dans les processus de la paix. Elle abrite d’ailleurs de nombreuses organisations internationales, dont l’Office des Nations unies à Genève. Dans le domaine européen, elle est membre fondateur de l’Association européenne de libre-échange et membre de l’espace Schengen, mais pas de l’Union européenne ni de l’Espace économique européen.

Le pays comporte quatre régions culturelles et linguistiques6, 26  cantons  avec quatre langues officielles : l’allemand, le français, l’italien et le romanche. Quant à ses frontières, elles touchent la France, l’Allemagne, l’Autriche et l’Italie.

Si  la Suisse, et on devrait d’ailleurs dire « Confédération helvétique », a pu conserver sa neutralité durant les deux conflits mondiaux elle le doit, en grande partie, à des qualités enviables qui devraient souvent servir de modèle.

Quelles sont ses qualités ?

1- La cohérence et l’unité sociale. Le pouvoir législatif est exercé par l’Assemblée fédérale, qui est formée de deux chambres : le Conseil national (200 membres), formé des représentants du peuple, et le Conseil des États (46 membres). Au Conseil national, le nombre de sièges par canton est proportionnel à sa population. Au Conseil des États, les cantons possèdent un ou deux sièges. Les membres du Conseil national sont élus pour 4 ans, tandis que le mandat des membres du Conseil des États dépend du droit cantonal.                                                                                                                          Organisé en régime directorial, le pouvoir exécutif est exercé par le Conseil fédéral, formé de sept membres. Ce Conseil fédéral fonctionne selon le principe de collégialité, ce qui signifie que les décisions sont prises par consensus. Selon ce principe, ceux qui s’opposent à une mesure qui est adoptée par le collège doivent tout de même défendre le projet au nom du consensus.

Un président de la Confédération est élu pour une année parmi les conseillers fédéraux. Son rôle est symbolique et médiatique. Traditionnellement, les conseillers fédéraux sont élus président chacun à leur tour, en fonction de leur ancienneté. Les membres du Conseil fédéral sont élus pour quatre ans par l’Assemblée fédérale, qui, en règle générale, reconduit les candidats sortants si ces derniers désirent poursuivre leurs fonctions. En résumé la Suisse est gérée par un consensus national.

2- Une économie florissante tant au niveau national qu’individuel.

– Au niveau national. Tous les indicateurs sont au vert : budget excédentaire, industrie représentant près du quart du PIB, endettement très faible, accumulation d’importants actifs à l’étranger avec une position extérieure créditrice équivalente à 135 % du PIB,  chômage  à 3%, taux de prélèvement  limité à 28% du PIB, refus de l’immigration.

3- Un PIB individuel d’exception : avec 82 000 dollars par habitant, il se situe au deuxième rang mondial et représente le double du PIB français !

4- Un service militaire unique en Europe. Il est obligatoire : tous les citoyens suisses de sexe masculin sont astreints à un service militaire constituant la base de la formation militaire de l’Armée suisse. La conscription se produit à l’âge de 18 ans. À 20 ans, la moitié du service est effectuée pendant une période de première formation de 18 ou de 21 semaines, les hommes restent incorporés dans l’Armée jusqu’à l’âge de 30 ans et conservent leur armement individuel.

La richesse helvétique provient de son travail et d’un consensus à la fois économique et social : c’est un exemple pour l’Europe.

Commentaires

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *