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Les vérités 2019 – Beaucoup d’incertitudes pour cette nouvelle année 2019 avec une géopolitique toujours dominée par les Etats-Unis. L’Europe doit se manifester. Mes meilleurs vœux pour vous tous.

L’année 2018 est restée dominée par l’extension d’une anarchie touchant l’Amérique du Sud, le Moyen Orient, l’Europe, l’Afrique et une partie de l’Asie, avec deux phénomènes mondialisés : l’endettement et les crises migratoires.

 

Rappelons que les  PIB de Washington et de Pékin représentent cinq fois celui de la France, ce qui déséquilibre le Conseil de Sécurité de l’ONU, puisque la Russie, la France et la Grande Bretagne, apparaissent comme des puissances économiques secondaires.

Autre particularité des deux Grands : un isolationnisme déterminé refoulant les migrations potentielles. Autre particularité : des présidents autoritaires soutenus par des partisans résolus.

L’Europe, si elle était unie, pourrait représenter une géopolitique de poids, mais elle se décompose malheureusement année après année : Brexit, Catalogne cherchant son indépendance, France en crise, etc…

La menace immédiate est d’ordre financier puisque la dette mondiale égale plus de trois fois son PIB, alors que la majorité des pays emprunteurs trouvent des fonds à des taux historiquement bas, ce qui leur permet de vivre depuis des décennies avec des déficits budgétaires et des endettements dépassant largement les 60% du PIB, limite considérée comme le seuil raisonnable par les économistes.

L’univers vit donc avec de bons élèves et de mauvais élèves, mais les notes et les critères des pays très endettés sont régentés par une démagogie qui peut atteindre des sommets dans des pays comme le Venezuela où l’inflation dépasse les 100% mensuels !

En Europe des pays comme la Suisse, la Norvège, l’Allemagne présentent des économies équilibrées. Faut-il rappeler encore une fois que Berlin équilibre son budget avec un montant de 47% de dépenses publiques, contre les 57% de Paris, que la Suisse présente un PIB industriel de 24% contre nos 12%, que la Norvège constitue une réserve financière équivalent à un PIB pour ses retraites.

En cette fin d’année, deux novations majeures de la part de Washington, l’une financière et l’autre géopolitique. La Réserve fédérale américaine vient de décider de relever ses taux, alors que Donald Trump veut retirer les 2 000 hommes stationnés en Syrie, estimant que Daech est vaincu, laissant ainsi le champ libre à l’Iran et à la Turquie.

Quelles sont les conséquences de ces décisions pour les mois à venir ?

Le relèvement des taux fait monter le dollar et entraînera une augmentation des importations chinoises. Que décidera le président américain ?

Autre incertitude concernant l’euro. La France bénéficie pour sa dette de taux très bas : comment ferait-elle face si les taux qui lui sont consentis augmentaient alors qu’elle empruntera quelques deux cent milliards en 2019 ?

Même incertitude concernant l’Italie, l’Espagne et la Grèce.

Concernant la géopolitique, le dégagement des Etats-Unis risque une fois encore de faire exploser le Moyen Orient, car l’Europe seule n’est pas en mesure de maintenir une paix précaire. Pouvons nous compter sur la Russie ? La recherche d’un accord avec Moscou semble indispensable. Pour l’Europe ce devrait être une priorité.

Malgré nos inquiétudes, tous nos meilleurs vœux pour cette nouvelle année qui demandera courage et lucidité.

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