le direct Musique sacrée

Les vérités 2019 : Algérie, Tunisie, Maroc : hélas, les printemps arabes ont fait place à l’hiver

Algérie, Tunisie, Maroc : hélas, les printemps arabes ont fait place à l’hiver. Nous sommes bien obligés de voir le déclin de la démocratie, de l’économie, du social, avec la montée des Djihadistes et de l’immigration. Comment réagir ?

Les printemps arabes et la chute des dictatures faisaient espérer l’avènement de démocraties ouvertes et productives : nous nous devons de constater que les trois pays doivent faire face à des crises multiformes, dont la l’Europe et la France, en premier lieu, subissent les conséquences.

L’Algérie.   

En premier lieu, remplacer Bouteflika, mais le Conseil constitutionnel rejette les deux dossiers de candidature déposés et annonce « l’impossibilité de tenir le présidentielle le 4 juillet ». Ce scrutin était censé permettre l’élection d’un successeur au président Bouteflika, qui avait démissionné le 2 avril sous la pression de la rue et de l’armée. Le Conseil a précisé qu’il revenait au chef de l’Etat par intérim de convoquer de nouveau le corps électoral, et de parachever le processus électoral jusqu’à l’élection du président de la République et sa prestation de serment ». « Il y a lieu de réunir les conditions adéquates pour l’organisation de cette élection dans la transparence et la neutralité », selon le Conseil.

Depuis le 22 février, les Algériens sortent chaque vendredi massivement dans les rues, notamment à Alger, pour réclamer un changement du « système » politique en Algérie ! Que dit la Coface ?

– Forte dépendance aux hydrocarbures et problèmes d’utilisation de cette rente.

– Lignes de fracture entre le pouvoir et la population.

– Taux de chômage des jeunes élevé.

– Poids excessif du secteur public.

– Lourdeurs bureaucratiques, faiblesses du secteur financier et environnement des affaires problématique.

L’Algérie compte 42 millions d’habitants, soit l’équivalent de la France de 1945.

 La Tunisie.

Elle compte 11 millions d’habitants, et là aussi le pays subit un hiver social. Quatre ans après les élections présidentielles qui ont pérennisé les acquis de la révolution, la classe politique n’a jamais été autant morcelée. L’échiquier politique devrait continuer de nourrir un climat d’incertitudes dans un contexte de mobilisation sociale croissante, portée par les centrales syndicales dont l’Union générale tunisienne du travail. C’est dans ce paysage politique fragmenté que devront s’organiser les élections présidentielle et parlementaire prévues pour décembre 2019.                                                        La sécurité du tourisme (face à l’islam radical), qui reste un des piliers de l’économie, doit être renforcée et assurée.

 Le Maroc.  

Le pays de 40 millions d’habitants reste une royauté avec un monarque, commandeur des croyants, un atout pour cet islam dominant. Face à l’intensité de la mobilisation sociale, le budget 2019 prévoit d’amorcer un virage social avec davantage de moyens alloués à la santé et à l’éducation. Dans le même temps, le gouvernement s’est engagé à poursuivre plusieurs réformes impopulaires, telles que la hausse des taxes sur la plus-value immobilière ou la réglementation des transports routiers. L’économie est dépendante des performances assez faibles du secteur agricole. Les disparités sociales et régionales sont importantes, et bien qu’en diminution, le taux de pauvreté reste un problème, avec un chômage élevé et une faible participation des femmes au marché du travail.  En conclusion, prenons du recul et regardons la situation du Maghreb sous un œil géopolitique. Nous avons colonisé trois pays comportant alors quelques dix millions d’habitants : ils sont aujourd’hui près de cent millions parlant français.                Nombre de Maghrébins, sans avenir, se radicalisent ou cherchent à émigrer. Soyons lucide : c’est le défi historique auquel l’Europe et la France doit faire face.

 

Commentaires

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *