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Iran, Etats-Unis : une guerre avant deux ans au Moyen Orient ?

Ce pays de 80 millions d’habitants est en proie à une grave crise économique et sociale due à la politique de sanctions américaines et à la sortie des États-Unis de l’accord de Vienne.

Une inflation supérieure à 30%, une croissance négative, des tensions sociales, un environnement des affaires défavorable.

Les gardiens de la révolution, au sein de l’appareil productif et des milieux politiques, freinent l’ouverture de l’économie et la Banque Mondiale place le pays à un niveau de risque élevé.

Concernant l’attaque des pétroliers ; quelle est la vérité ?

Des « actes de sabotage » ont été perpétrés, le 12 mai, contre deux pétroliers saoudiens, un norvégien et un cargo émirien, aux abords de l’Émirat de Fujairah, une  des principautés des Émirats Arabes Unis (EAU). Les attaques n’ont pas fait couler les navires, ni fait de victime.

Nous avons ensuite le drone américain abattu par Téhéran et Donald Trump envoyant son aviation en représailles, puis la rappelant, au dernier moment, pour ne pas déclencher la guerre.

Dernier épisode : l’attaque informatique du Pentagone sur les défenses anti-aériennes de Téhéran, avec des résultats incertains. En riposte l’Iran reprendrait son enrichissement nucléaire.

L’affaire des pétroliers  attaqués demeure mystérieuse et interroge. Comme on le voit sur certaines images diffusées sur les réseaux sociaux, le navire de commerce norvégien – l’Andrea Victory – a été touché, par l’arrière, au niveau de sa ligne de flottaison par une torpille non chargée? Pourquoi avoir visé la poupe, où un compartiment étanche prévient tout événement grave ? Peu médiatisées à ce stade, les investigations, dirigées par les Émirats avec l’aide de plusieurs autres pays, continuent de suivre leur cours, mais ne semblent pas trouver des éléments pour désigner le ou les responsables de ces actes.

Quels sont les pays soupçonnés dans cette affaire ?

Les EAU et l’Arabie saoudite, qui partagent l’hostilité de l’administration américaine à l’égard de Téhéran, se sont abstenus de désigner un coupable. Riyad a condamné un « acte criminel », tandis qu’Abou Dhabi a appelé la communauté internationale à « empêcher que de telles actions soient commises par des parties cherchant à porter atteinte à la sécurité de la navigation ».

Ces affaires ont été suivies de l’attaque d’un oléoduc saoudien par des drones chargés d’explosifs, envoyés depuis le Yémen par les miliciens Houthistes. Et  la monarchie du Golfe a annoncé avoir intercepté deux missiles balistiques lancés par les insurgés vers son territoire. « Les Houthistes se sont empressés de revendiquer ces attaques, car ils ont tout intérêt à démontrer qu’ils sont plus puissants que leurs ennemis saoudien et qatarien, mais il n’y a pas encore de preuves », note Sébastien Boussois.

N’oublions pas surtout que la région est une poudrière.

– La guerre du Yémen, menée indirectement par l’Iran et l’Arabie saoudite.

– La guerre de Syrie, certes remportée pour l’essentiel par Bachar el Assad, mais où interviennent encore la Turquie, les Kurdes, la Russie et l’Occident.

– Le Qatar, à la politique aussi trouble qu’imprévisible.

Le pétrole de la région reste une donnée géopolitique majeure  et l’embrasement de la région oblige à admettre que les prévisions des analystes, annonçant une guerre avant deux ans, doivent, malheureusement, être prises en considération, car la Maison Blanche joue avec le feu.

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