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Amérique du sud : anarchies et faillites dues au populisme et à la démagogie. Comment éviter le naufrage de l’Amérique du sud ?                           

Elles touchent principalement le Mexique, le Venezuela, le Brésil  et l’Argentine. Concernant les trois premiers pays cités, avant l’économie, c’est l’insécurité qui en fait un problème géopolitique majeur.       

Le Mexique.

Il compte parmi les pays ayant le taux d’homicides parmi le plus élevé du monde (116). L’International Institute for Strategic Studies (IISS) compte 23 000 meurtres commis pendant l’année 2016. Le kidnapping n’a cessé d’augmenter depuis les années 1980 : 1 583 enlèvements recensés par le gouvernement. Chaque jour, 1 200 Mexicaines sont agressées et sept sont assassinées.

Les 125 millions d’habitants vivent chichement et ne peuvent plus franchir la frontière avec les Etats Unis.

Le Venezuela.         

Selon les chiffres publiés en 2013, le nombre de meurtres commis serait de 16 000 (92 % avec des armes à feu), ce qui représente un taux de 55,2 homicides pour 100 000 habitants. Le Venezuela se placerait ainsi au troisième rang mondial pour la criminalité. Ces chiffres très élevés sont néanmoins contestés par l’organisation Observatoire vénézuélien de la violence,  qui donne une estimation encore plus haute de 21 692 meurtres commis, soit un taux de 73 homicides pour 100 000 habitants.

Caracas serait la capitale la plus dangereuse dans le monde, avec 122 homicides pour 100 000 habitants.                                                                                  Le Venezuela ne possède plus ni monnaie ni économie, étant donné que l’inflation dépasse les 1 000% par mois : les habitants survivent ou émigrent.

Le Brésil.              

Grand comme 15 fois la France avec 200 millions d’habitants, sa forêt reste un des poumons du monde menacé par les incendies et les plantations.

D’après Le Monde 50 000 homicides sont comptés en moyenne, dont 36 000 par arme à feu, chaque année. 17 millions d’armes à feu circulent dans le pays. Le dimanche 23 octobre 2005, un référendum proposa aux Brésiliens d’interdire la vente d’armes, mais il fut rejeté par les citoyens avec une grande majorité.

Les zones les plus touchées par la délinquance sont aussi les plus pauvres, et bien souvent celles où les trafics en tout genre sont courants. Les règlements de compte semblent bien être la principale cause d’assassinat, puisque les statistiques montrent que plus de 70 % des victimes d’homicide ont déjà fait de la prison, ce qui explique en partie le fait que la violence soit concentrée dans certains quartiers.

Selon Vasco Furtado, chercheur de l’université de Fortaleza, ces données pourraient être en partie erronées car, d’après lui, « 50 % des crimes ne font jamais l’objet d’une plainte ».

À Rio de Janeiro, durant les mois de janvier et février 2019, 305 homicides « dus à l’intervention d’un agent de l’État », policier ou militaire, sont recensés par l’Institut de sécurité publique (ISP), ce qui représente une augmentation de 18 % sur un an. Les policiers et militaires sont responsables d’un quart des homicides perpétrés dans la ville. Depuis 2017, les militaires n’ont pas à rendre des comptes devant la justice civile.

 L’Argentine.     

Traditionnellement, l’Argentine a joui d’un haut niveau de vie, en comparaison avec d’autres pays de la région,

Avec une inflation galopante, un taux de pauvreté en hausse, le pays plonge dans la récession et vit dans l’incertitude. Rien qu’en 2018, l’inflation a atteint 48 %, et explique l’augmentation de la pauvreté : + 32 % au deuxième semestre 2018.

Le 9 avril 2019, le FMI a estimé essentiel de revenir au déficit zéro en renforçant les coupes budgétaires, « afin de renforcer la confiance des investisseurs et une croissance durable ». Le pays saura-t-il se réformer ?

L’Amérique du sud  est au bord d’un  chaos dramatique : les 100 000 assassinats annuels n’ont pas de précédent géopolitique et que dire du chaos  économique vénézuélien ?

L’Occident ne devrait pas se contenter d’être le spectateur de ces désastres, mais aider les minorités lucides et tirer les leçons de ces désastres géopolitiques.