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Victor Vasarely exposé à Beaubourg

Victor Vasarely (1906 – 1997) était tombé en disgrâce depuis de longues années : sombres querelles autour de son héritage, malversations graves au sein de sa fondation à Aix-en-Provence, mais surtout une œuvre qu’on voyait partout, qu’on voyait trop.

Le Centre Pompidou remet à l’honneur ce grand artiste du XXème siècle dans une rétrospective qui permet de se familiariser à nouveau avec son œuvre protéiforme. Hongrois et formé à l’école du Bauhaus, Vasarely s’installe à Paris en 1930 où il est d’abord publicitaire. Puis, il embrasse la carrière de peintre. De somptueuses toiles pleines de couleurs harmonieuses datant des années 40-50 et inspirées de ses séjours à Belle-Île et à Gordes sont présentées dans les premières salles de l’exposition. C’est une belle (re)découverte. Ensuite, s’installe le langage de l’artiste qui aboutit aux œuvres cinétiques et à faire de Vasarely le chef de file de l’art optique ou Op Art. Des toiles noires et blanches d’abord, puis les œuvres où couleurs et formes sont composées pour donner les effets optiques bien connus. Vasarely voulait que l’art change la vie et qu’il soit accessible à tous. Son rêve d’artiste s’est réalisé : chaque français avait un Vasarely « chez lui » dans les années 70-80, du décor des plateaux de Michel Drucker à la collection d’art des Pompidou…