le direct Musique sacrée

Toulouse-Lautrec s’invite au Grand Palais

S’il est un artiste « hors norme », inclassable, c’est bien Henri de Toulouse-Lautrec (1864-1901). C’est ce que montre une exposition magistrale au Grand Palais qui vient juste de commencer.

D’abord en rappelant les années de l’enfance, fondatrice de la vocation : issu d’une grande famille aristocratique, le destin d’Henri bascule lorsqu’à 14 et 15 ans, il se casse successivement les deux jambes. Ces événements, exacerbés par un problème de consanguinité (ses parents sont cousins germains) font que l’enfant ne grandira plus (il mesurera 1,52m). Il souffrira d’être un homme difforme mais fera de cette infirmité un chemin de résilience. Par l’art dans lequel il se jette à corps perdu. Très doué pour le dessin, Lautrec arrive à Paris où il suit les cours de maîtres académiques qui lui apprennent ce qu’il n’a pas envie de faire… Lautrec est rebelle. Paris, en cette fin de siècle, est en ébullition : exposition universelle de 1890, développement de Montmartre avec ses cabarets et ses lieux de plaisir. Lautrec est au bon endroit au bon moment, ses sujets sont à portée de pinceaux : ouvrières, danseuses du Moulin Rouge, dandys encanaillés, tenancières et prostituées des maisons closes, sont autant de modèles. Mais aussi des refuges car l’artiste trouve chez ces êtres en marge un miroir de ce qu’il est. Dans ce Paris moderne, Lautrec créé de nombreuses affiches, qui sont les premières publicités. Celle du Moulin Rouge le rend célèbre. Après des années d’activité artistique très intenses, miné par une vie dissolue, Henri de Toulouse-Lautrec meurt à 37 ans, entouré par sa mère qui l’adorait et par son père qui accepta mal son originalité. L’exposition du Grand Palais nous plonge dans ce destin extraordinaire où vie et art se confondent.

Commentaires

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *