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L’exposition « Paris Romantique 1815 – 1848 » au Petit Palais

L’exposition « Paris Romantique 1815 – 1848 » actuellement présentée au Petit Palais est époustouflante.

D’abord, c’est une exposition fleuve avec plus de six cents œuvres réunies. Mais surtout la scénographie, extraordinaire, en reconstituant des décors avec boiseries, tentures, portes, fenêtres, rideaux, mobilier et objets décoratifs en tous genres, nous plonge au cœur du Palais des Tuileries, résidence des rois, au milieu des boutiques du Palais Royal aux vitrines reconstruites à l’identique, ou dans une salle du Louvre où est recomposé un accrochage du fameux Salon, le salon d’art contemporain de l’époque où anciens et modernes rivalisent. Tout cela est un régal absolu pour les yeux et permet une révision exhaustive de ces temps, finalement proches des nôtres. Un tableau présenté dans la première salle est la clé de tant de chambardements : Paris en 1815 est une « ville dans la campagne » dominée par des clochers. 30 ans plus tard, sa population a doublé, la Révolution industrielle est passée par là, Paris grouille, on y accourt de toute l’Europe, pour y vivre, se faire voir, pour créer. Le romantisme, qui fut d’abord anglais, puis allemand au XVIIIème, gagne Paris après la Révolution, épris de liberté et nostalgique à la fois. Victor Hugo et Notre-Dame de Paris, Berlioz et sa Symphonie Fantastique, Delacroix et son Christ au Jardin des Oliviers, et tant d’autres montrés dans l’exposition, sont des génies, acteurs de ces années de grands bouleversements, qui font de Paris un/le centre d’une Europe une et multiple à la fois.

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